Communiqués de
presse
Et si les nationalistes Corses avaient parfois raison ?
Ce n’est pas souvent que Génération Ecologie donne raison aux nationalistes Corses, mais leur dernière déclaration, par la voix de Jean Guy Talamoni, mérite qu’on s’y intéresse.
En effet, le leader nationaliste Corse propose de limiter le droit d’installation des étrangers en Corse en leur faisant subir un « stage d’adaptation ». C’est une proposition qui devrait être retenue pour de nombreux endroits à forte spécificité, en Europe.
Au fur et à mesure que l’Europe se construit, la France délègue ses pouvoirs à Bruxelles et les « écosystemes régionaux » ne sont plus protégés des prédateurs européens dont une grande partie est contituée par des agents immobilièrs dont le seul but est de bétonner le paysage sans tenir compte des équilibres écologiques régionaux.
Le but de la construction européenne est de défendre les intérêts du continent face aux grands blocs américains et asiatiques mais non d’uniformiser les régions qui constituent son territoire supranational.
Or, rien n’est prévue pour contrebalancer, au plan local, les mesures généralistes prises à Bruxelles. Il est donc évident que l’abandon des prérogatives nationales en faveur de Bruxelles entraînera, automatiquement, l’etablissement de contre-pouvoirs locaux pour la défense des spécificités régionales.
En ce sens les souhaits des nationalistes Corses font figure de précurseurs.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
5 août 2008
Catastrophe écologiques: les responsables sont-ils coupables ?
Tous les climatologues sérieux nous prédisent une augmentation des «catastrophes écologiques naturelles » faisant suite au réchauffement climatique. La tornade qui s’est abbatue sur Hautmont fait probalement partie de ces catastrophes annoncées.
Or, les mêmes spécialsites nous disent que les activités humaines et notamment industrielles sont les principales responsables de ce réchauffement: donc les responsables politiques des pays sont aussi les responsables des changements climatiques. Ils sont donc en partie responsables des catastophes écologiques actuelles et futures.
Si l’on appliquait le principe du «pollueur-payeur » inscrit dans la Constitution les responsables politiques français seraient coupables au même titre que ceux des autres pays. Ils devraient donc rendre des comptes à la justice sur les conséquences des lenteurs, voire de l’absence de politique en faveur de la diminution de « l’effet de serre ».
Mais sont-ils les seuls coupables? Les responsables politiques sont élus par le peuple et si leur vision politique dépasse rarement la durée de leur mandat, c’est bien que les électeurs eux-même ne souhaitent pas mettre en place des politiques à plus long termes, sinon ils voteraient pour de candidats ayant des visions à long terme sur le « développement durable » comme, par exemple, les écologistes.
Donc au final c’est nous tous, électeurs, qui sommes responsables du changement climatique et donc des catastrophes à venir.
Sommes-nous pour autant coupables? Même si l’on ne se considère pas justiciable et qu’on rejette, par facilité, nos responsabilités sur les dirigeants politiques auxquels nous avons délégués nos pouvoirs, il n’en reste pas moins que nous aurons tous, solidairement, des comptes à rendre sur ce sujet. A notre conscience d’abord et aux « générations futures » ensuite.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
4 août 2008
JO: il est temps que le sport commence
A moins de 5 jours de l’ouverture de « jeux olympiques » de Beijing, il serait utile que les médias donnent la parole aux sportifs et non aux politiques et aux commentateurs comme ils l’ont fait jusqu’a présent.
En effet, l’heure n’est plus de savoir si les « droits de l’homme » sont respectés en Chine, si les leaders politiques de la planète seront présents ou «diplomatiquement » absents et si les conditions atmosphériques sont inacceptables pour la santé des athlètes. C’était au CIO à se poser ces questions lorsqu’il a attribué l’organisation des «jeux olympiques » à ce pays, il y a plusieurs années.
Or, quand le « Comité International Olympique » a donné, sous la pression d’Antonio Samaranch, l’ami du dictateur fasciste Francesco Franco, son « feu vert » à la Chine pour organiser ces jeux, il connaissait parfaitement la situation politique et la pollution atmosphérique permanente de la capitale chinoise. Il connaissait également trés bien les rentrées financières que ces JO asiatiques allaient générer pour le comité.
Aussi les polémiques que se font jour autour du respect des «droits de l’homme» en Chine sont en retard de quelques années. L’heure actuelle est à la «trêve politique » que connaissait déjà les « grecs anciens » pendant la période olympique et aux exploits des sportifs.
Après le jeux, il sera temps de se poser à nouveau la question de savoir si la Chine doit maintenir sa politique interne de répression pour éviter un éclatement du pays comme ce fut le cas en URSS, avec les politiques du « Glassnost » et de la «Peristroika » qui ont accompagné le passage du communisme au capitalisme, dans ce pays.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie, Tel : 06 16 58 81 73
1er août 2008
Dans la polémique Bayrou/Tapie on ne peut que donner raison au leader du Modem
Une polémique s’est développée (tout au moins sur le réseau internet) entre le Président du Modem, François Bayrou et l’homme d’affaires Bernard Tapie.
François Bayrou dénonce le processus de conciliation entre Bernard Tapie et son ancien Banquier, le Crédit Lyonnais au motif que cette procédure d’arbitrage privé ne peut concerner que des entrepreneurs privés. Or, dans ce cas, l’un des belligeranent (en l’occurrence le Crédit Lyonnais) n’est pas un organisme privé mais public puisque c’est l’Etat (et donc tous les citoyens français) qui en sont propriétaires. Dans ce cas c’est un procés devant la justice publique qui aurait du être organisé. La procédure d’arbitrage en faveur de Bernard Tapie au détriment de la collectivité nationale est donc une procédure qui revient, de fait, à privatiser la « justice francaise » quand l’Etat se dessaisit volontairement d’un dossier.
Pour Francois Bayrou si l’Etat s’est dessaisi du dossier c’est à cause du ralliemment de Bernard Tapie, ancien ministre de François Mitterrand, à la candidature de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007.
Les réponses fournies par la « droite » aussi bien que par Bernard Tapie lui-même ne sont pas à la hauteur de l’attaque de François Bayrou. Pour le Ministre UMP du Budget, Eric Woerth, l’opposition ne peut attaquer Bernard Tapie car il a été l’un des leurs et pour Bernard Tapie lui-même, François Bayrou n’est pas crédible car il dénonce tous les abus, à l’instar de Le Pen.
Génération Ecologie regrette que Bernard Tapie qui à certains moments a été soutenu par de nombreux militants (dont je fus malheureusement), s’abaisse à employer la tactique de l’amalgame si chère au leader du Front National. Il aurait certainement eut mieux à faire : par exemple à empocher, sans rien dire, son « bonus » de plusieurs dizaines de millions d’euros.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie, Tel : 06 16 58 81 73
Le rôle de l’armée est d’assurer la défense nationale et non l’aménagement du territoire
En ce sens le Président de la République à raison. Le rôle de l’armée française n’est pas de voloriser l’Aménagement du territoire pour combler des lacunes economiques dans des zones défavorisées mais de contribuer à assurer la défense aux frontières de l’Europe (et notamment ses frontière maritimes) et de remplir des missions à l’étranger pour préserver les intérêts de la France et des pays avec lesquels nous avons signé des traités d’alliance ou d’assistance.
L’armée francaise doit donc s’adapter à son rôle pour ne pas être, encore une fois, en « retard d’une guerre ».
l’Armée est certes un service public mais n’est pas un service public de proximité comme l’éducation nationale, les hopitaux, la recherche ou la police.
C’est donc vers les services de proximité que doivent se tourner les responsables de l’aménagement du territoire pour compenser les pertes économiques engendrées par la suppression des casernes dans des localités qui n’ont plus d’intérêt stratégique.
Génération Ecologie se demande cependant si le Gouvernement tiendra compte de ces nécessites stratégiques en ce qui concerne Paris et sa région laquelle détient la « palme hexagonale de la concentration militaire ». On verra alors si l’effort de reconversion de l’armée sera national ou seulement provincial.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie, Tel : 06 16 58 81 73
29 juillet 2008
Encore un impôt indirect pour financer le trou de la Sécu
Le Gouvernement a tranché. Après avoir reculé devant le déremboursement des soins de longue durée, le Gouvernement à finalement choisi un impôt indirect plutôt qu’une taxe directe.
En demandant aux caisses de mutuelles complémentaires de contribuer au comblement du « trou de la Sécu » (évalué entre 4 et 5 milliards d’euros), le Gouvernement a finalement opté pour une taxe indirecte comme pour le plan de financement des chaînes publiques qu’il cherche à faire financer par les opérateurs de téléphonie mobile.
En théorie ces opérations ne concernent que des organismes professionnels mais en réalité elles touchent tous les usagers car il est évident que les organismes répercuteront leur « manque à gagner » sur leurs clients respectifs, c’est à dire les citoyens.
En effet, aucune mesure contraignante n’est envisagée pour empêcher les mutuelles complémentaires de santé d’augmenter les cotisations annuelles. Le Gouverement fait seulement appel à leur civisme et à leur « bon cœur ». L’expérience montre que ces vœux pieux sont rarement pris en compte par le marché. C’est donc tout bonnement une taxe indirecte que devront payer tous les mutualistes, c'est-à-dire les malades en puissance que nous sommes.
En choisissant les taxes indirectes payables par tous, en lieu et place des taxes directes ne touchant que les plus fortunés, le Gouvernement ne fait qu’accentuer sa politique anti-sociale.
En votant pour Nicolas Sarkozy en 2007, les français espéraient de sa part un effort d’imagination pour trouver des solutions innovantes et surtout intéressantes pour leur pouvoir d’achat. Or, pour le moment, on ne voit que les vieilles recettes d’une droite ultra-classique.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie, Tel : 06 16 58 81 73
24 juillet 2008
Nouvelles fuites radioactives au Tricastin: il faut arrêter de discréditer la filière nucléaire civile
De nouvelles fuites de radioactivité ont été constatées à la centrale du Tricastin contaminant une centaine d’employés et augmentant l’inquiétude des riverains.
On ne peut pas jouer continuellement avec les peurs des populations vis-à-vis de la filière nucléaire. Ces peurs sont légitimes puisque la radioactivité, contrairement aux « marées noires d’hydocarbures », ne sont pas décelables par le public mais sont soumises au bon vouloir des spécialistes. Il est donc fondamental que les citoyens puissent faire une totale confiance à ces spécialistes. Hors ce n’est pas le cas. Cette confiance (qui n’a jamais été totale) a été largement entamée lors de l’accident de Thernobyl par les déclarations des responsables français et notamment du Professeur Pellerin. Il était donc urgent de restaurer cette confiance, ce que n’ont pas fait les responsables français. Comment est-on passé, en France, d’une industrie compétante et compétitive à une industrie qui accumule les incidents nucléaires et les bavures médiatiques? voila la vrai question.
A cela deux réponses :
-La privatisation partielle d’une grande partie de l’activité (par souci de rentabilisation financière) à des filiales qui n’ont pas la culture du risque nucléaire. L’abandon du service public dans ce type d’industrie est toujours dangereux.
-L’étatisation de la surveillance nucléaire. Quelle confiance peut on accorder à une ASN (Agence de Sureté Nucleaire) dont les membres sont nommés par le Président de la République et qui donnent systématiquement raison aux opérateurs des centrales nucléaires contre les détracteurs. Ferait-on confiance à des juges qui donneraient toujours raison aux mêmes plaignants? L’etat ne peut être à la fois « juge et parti » dans la surveillance nucléaire. Pourquoi les experts français, si recherchés et écoutés à l’extérieur, sont suspects dans leur propre pays ?
La confiance ne sera restaurée que lorsque les citoyens pourront sans inquiétude ni défiance, écouter les communiqués des experts. Pour cela il faut que ces derniers dépendant d’un organisme international et non d’une commission d’experts nommés par les responsables politiques français. Au moment où l’on apprend que l’énergie fossile va disparaître et que les énergies renouvelables (en particulier les agrocarburants) seront limitées, il est dangereux de couler toute une filière énergétique (comprenant aussi ITER) par manque de courage politique.
Michel Villeneuve
Poerte-Parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
18
juillet 2008
Réforme des institutions: intox ou réalitée ?
Le Parlement rassemblé en « Congrès extraordinaire » à Versailles, devra voter la « loi de réforme des institutions ». Après 9 mois de discussions « la commission Balladur » a-t-elle acouchée d’une souris? C’est en tout cas ce que pense Génération Ecologie.
Il était normal que le Président de la République qui, depuis l’institution du « quinquenat » (merci Monsieur Jospin), cumule quasiment tout les pouvoirs, veuille en laisser quelques-uns au Parlement et à l’opposition afin de ne pas porter tout le poids du bilan en 2012.
Cependant, cette cession s’apparente plus à une distribution de miettes qu’a un réequilibrage des pouvoirs. Les marchandages de dernière minute (auprès des Radicaux de gauche notamment) et les pressions sur les députés UMP récalcitrants, demontrent qu’il s’agit plus d’une opération médiatique que d’une réforme en profondeur du système politique.
Contrairement au système presidentiel américain où le Président (qu’il soit républicain ou démocrate) peut être confronté à un Parlement hostile au cours de son mandat, le Président issue de la droite française est assuré d’être majoritaire pendant tout son mandat, aussi bien à l’Assemblé Nationale qu’au Sénat alors qu’un Président de gauche ne l’est pas. En effet, la majorité au Sénat (du fait de son scrutin) est de droite depuis plus de 50 ans.
La seule réforme compréhensible aurait été l’introduction d’une large part de « proportionnelle » dans les differents scrutins et notamment dans celui des législatives. Or cette réforme, comme les précédentes, y tourne carrément le dos.
Il ne sagit donc pas d’une « ouverture » du milieu politique français à des sensiblités nouvelles mais seulement d’une petite largesse présidentielle envers ses partenaires politiques habituels.
Réunir un « Congrés Parlementaire » pour si peu revient à banaliser une procédure réputée exceptionelle.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
Pour un organisme de surveillance nucléaire international?
Les fuites de radioactivité intervenues à la centrale du Tricastin et le constat que les nappes phréatiques étaient déjà polluées avant le récent accident nucléaire, montre que l’IRSN (institut de Radioprotection et de Surveillance du Nucléaire) n’a pas fait son travail à long terme. Heureusement qu’on ne nous a pas dit, comme pour Tchernobyl, que les rejets de radioactivité n’avaient pas dépassé l’enceinte de la centrale.
L’IRSN tout comme l’EDF et le complexe nucléaire français dépendent de l’Etat. Il peut donc y avoir interaction et autocensure des différents organismes concernés. C’est pourquoi Génération Ecologie demande que la surveillance nucléaire soit confiée à un organisme international indépendant comme l’ONU ou l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique) basée à Vienne (Autriche). Même sous les pires pressions des USA lors de l’intervention en Irak, cet organisme avait su préserver une certaine indépendance de parole.
Puisque le nouveau gouvernement français fait une confiance absolue aux experts étrangers (bien qu’il les choisisse lui-même) pour évaluer la Recherche française, on peut penser qu’il ne sera pas allergique à un contrôle international de ses centrales nucléaires, tout cas pour celles qui seraient hors du domaine militaire.
Cette proposition déjà mise en application pour les pays de l’Est, devrait se réaliser dans un pays ou la transparence officielle souffre encore de quelques lacunes.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
12
juillet
2008
La
France à t-elle de réelles ambitions écologiques ?
En prenant
la présidence de l’Union Européenne à la
veille du G8, la France affiche de grandes ambitions écologiques.
Soit! mais a-t-elle réellement l’intention de les tenir ou
bien est-ce un Nième effet d’annonce ?
La France aujourd’hui est pilotée par la « droite ».
Or, si celle-ci propose de bons programmes écologiques
elle a toujours éliminé de ses équipes
(que ce soit au niveau national, régional ou local après
les municipales) les écologistes politique reconnus.
D’où une contradiction certaine entre les promesses électorales
et les qualifiquations des élus chargés de mettre
en œuvre cette politique écologique.
La plupart
du temps la « droite » attribue « l’écologie »
et le « développement durable »
à des élus n’ayant aucune expérience dans
ce domaine. Le Ministère de l’Ecologie a souvent constitué
un lot de consolation pour ministrables sans spécialisation.
Que le Ministre actuel de l’écologie préfère
l’Economie et que sa Secrétaire d’Etat se verrait mieux
à la « Defense Nationale », n’est
un secret pour personne.
Dans ces
conditions « Génération Ecologie »
émet de serieux doutes sur la volonté gouvernementale
de mener à bien une politique écologique au niveau
européen voire mondial alors que chez lui les écologistes
sont renvoyés des listes électorales comme des
malpropres ou des empêcheurs de « tourner en
rond » ?
Que penserait
le supporter de football si on lui faisait miroiter un titre
de « champion d’Europe » et que dans le
même temps on éliminait de l’équipe de France
joueurs et entraîneurs compétants pour ne garder
que les courtisans. Personne n’y croirait. Eh bien c’est la
même chose en écologie ou, faute de réalisations
concrétes, le citoyen est en droit de se demander si
le Gouvernement francais n’agite pas le « grelot
écologique » pour empêcher que les revendiations
économiques et sociales ne se fassent entendre.
C’est seulement
quand les promesses seront en accord avec les compétences
des élus et les réalisations concrètes
qu‘on pourra parler d’une « politique écologique »
de la France.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
2
juillet
2008
La
France peut-elle être efficace dans la lutte contre le rechauffement
climatique?
La France
vient de prendre, ce matin, la présidence de « l’Union
Européenne » pour six mois. Parmi les quatre
chantiers qu’elle se propose de mener à bien se trouve
la « lutte contre le réchauffement climatique ».
A priori
l’affaire se présente bien avec un ministre de l’Environnement
(Jean-Louis Borloo) issu d’une formation écologiste (Génération
Ecologie) et un « ambassadeur » du climat
(Brice Lalonde) fondateur de cette même formation écologique.
Mais au-delà
d’un préjugé favorable à l’action du Gouvernement
français, reste à savoir quelles actions concrètes
sont proposées pour lutter contre ce qui est en train de
devenir le fléau de ce siècle.
La passivité
avec laquelle les autres nations européennes se sont engagées
dans ce combat et les retours en arrière fréquents
du « parlement français » en matière
d’environnement, montre que la présidence française
de l’union européenne aura fort à faire pour amorcer
un processus de lutte contre le « renforcement de l’effet
de serre » et donc contre l’augmentation des températures
qui sont générés par les émissions
des « gaz à effet de serre ».
Génération
Ecologie ne peut que souhaiter au Gouvernement français
de réussir dans cette entrepise dont dépend la survie
de l’humanité même si les autres dirigeants de la
planète, tout comme les citoyens lambda, n’en ont pas encore
conscience.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
24
juin
2008
Silvio
Berlusconi a raison?
Quand Silvio Berlusconi fait voter une loi pour
suspendre tous les procés en cours afin d’éviter
le sien propre, la gauche transalpine crie au scandale. Or, le
sandale n’est pas que Berlusconi, élu au poste suprême
de la République italienne, se fasse voter des lois sur
mesure mais que la gauche n’ait pas été capable
de lui barrer la route.
En effet, le peuple n’est pas seul responsable
de la nomination du « Cavaliere » à
la fonction suprême, l’autre fautif c’est la gauche qui
n’a pas su se rassembler pour donner au peuple une alternative
crédible face à celui qu’il avait évincé
quelques mois auparavant. Encore un fois, la gauche européenne
a préféré jouer sur ses divisions afin d’éliminer
des partenaires génants plutot que de se liguer contre
son ennemi naturel.
A ce petit jeu, on est toujours perdant et ceux
qui avaient fait le calcul de faire perdre « il professore »
Romano Prodi pour s’attribuer ses dépouilles sont les principaux
responsables de la loi que Berlusconi vient de faire voter contre
la démocratie.
Mais ils en sont pas les seuls responsables.
Où sont passé les intellectuels qui jadis faisaient
l’opinion et qui étaient très sourcilleux sur le
respect de la démocratie et sur les libertés individuelles.
Où sont aussi les brillants intellectuels français
toujours prompts à discourir sur l’avenir de notre société
et qui ne reagissant pas contre la loi que Rachida Dati est en
train de concocter pour permettre à la police de pénétrer
tous les systèmes informatiques collectifs et individuels.
Face à un « Big brother » en herbe,
ils ont perdu leur voix.
Comme quoi les coupables ne sont pas toujours
ceux qui occupent le devant de la scène mais aussi ceux
qui leur permettent de l’occuper.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
La Sécu est gravement malade?
La tentative
du directeur de l’Assurance Maladie de faire payer les soins de
longue durée par les mutuelles rappelle étrangement
celles qui visaient à faire payer les réductions
familiales sur les transports par la SNCF ou la hause du pétrole
par les producteurs de pétrole. C’est donc un système
déguisé pour faire payer les soins par les malades,
compte-tenu que les mutuelles comme les pétroliers répercuteront
ces déficits dans le prix de vente de leur produit, ici
en l’occurrence, dans le montant des cotisations .
Comme il
ne peut s’agir de maladresses à répétition,
il faut bien convenir qu’on est face à une volonté
durable du Gouvernement de faire voler en éclat la protection
sociale, par palliers successifs.
Après
le demantellement de la Recherche, on assiste à celui de
la Sécurite sociale. Qu’en sera-t-il bientôt de l’assurance
chomage ?
Que le gouvernement
cherche à faire des économies, cela se comprend.
Mais on attendait ces économies plutôt sur le train
de l’Etat que sur le dos des malades. Quand la plupart des élus,
à commencer par le Président de la République,
se votent des augmentations de salaires doublant leur revenus,
on est en droit de se demander si c’est dans les laboratoires
ou dans les hopitaux qu’il faut chercher ces économies.
Certes, les
régimes sociaux anglo-saxons vers lequel se dirige le système
Sarkozien s’occupent peu des malades. Est-ce une raison pour attaquer
à l’une des institutions qui contribue le plus à
la qualité de la vie en France ?
Devra-ton
bientôt assister à des procés contre les Ministres
pour « non- assistance à personne en danger » ?
Bien entendu,
le Ministère dira que le directeur de l’Assurance Maladie
parlait en son nom propre. Dans ce cas il doit démissioner
ou être débarqué. Seul son remplacement rendrait
crédible les démantis gouvernementaux.
France Gamerre
Présidente de Génération Ecologie,
Tel : 06 50 58 36 50
ENGHIEN LES BAINS écorne son
image
La ville d’Enghien-les-Bains
et son Maire écornent sérieusement leurs images
de ville verte tournée vers l’environnement et le développement
durable en accueillant les 21 et 22 juin prochain une compétition
de jet ski sur le lac.
Génération
Ecologie déplore l’incohérence de son Maire, alors
que celui-ci mets en avant et avec raison son agenda21 et le lancement
novateur d’un bilan-carbone, incohérence et étonnement
avec l’accueil d’une compétition bruyante, polluante, perturbante
pour la faune de cet espace naturel si fragile en milieu urbain.
Génération
Ecologie se demande si l’impact de cette compétition sera
prise en compte dans le Bilan-Carbone de la ville.
Génération
Ecologie décerne un carton jaune à la ville d’Enghien-les
Bains et demande à Philippe Sueur de ne pas renouveler
cet expérience parce que le lac d’Enghien-les-Bains le
vaut bien.
Michel VERNA
Délégué IDF et Val d’Oise de Génération
Ecologie
28
mai
2008
Que penser après le « non
» Irlandais ?
Après les «
rejets » français et néerlandais de la «
Constitution Européenne », voici que l’Irlande vient,
à son tour, de rejeter son « ersatz »: le traité
de Lisbonne.
Décidemment l’Europe
est constitué de trop veilles nations bien encrées
dans leurs habitudes pour arriver à s’entendre. Et quand
en plus les thuriféraires du libéralisme auto destructeur
anglo-saxon soufflent sur les braises via la presse « people
» murdochienne, il faut s’attendre au pire.
Malgré ses imperfections
et son absence de modèle politique et social propre, le traité
de Lisbonne avait un avantage : celui de proposer le plus petit
commun dénominateur entre les peuples vivant à l’intérieur
des limites du vieux continent.
Le refus irlandais,
tout comme naguère les refus français et neerlandais,
montre que l’Europe n’ira pas au-delà d’un simple marché
commun laissant aux autres grands blocs (USA, Russie, Chine et Inde)
le soin de régler, à leur manière, les problèmes
politiques militaires et écologiques de la Planète.
Bonjour les dégats
!
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
28
mai
2008
Académic pride: pourquoi les chercheurs
dans la rue?
Plus que jamais
la recherche française est en danger. C’est ce que tentent
d’exprimer les chercheurs qui manifestent aujourd’hui pour sauver
cet outil indispensable pour préparer l’avenir du pays.
Malheureusement
quand on parle d’avenir, les politiciens au pouvoir, pensent plus
au leur qu’a celui de la société qu’il sont censés
conduire.
Ce n’est pas
un hasard si les seuls chefs d’Etat français qui ont fait des
efforts pour développer la recherche sont ceux qui avaient
une vision à long terme et non des préoccupation de
boutiquier pour boucler les fins de mois.
Parmi ces visionnaires,
le grand scientifique André Brahic n’en retient que deux :
Charles De Gaulle et Pierre Mendés-France. Pour être
plus précis on peut y adjoindre le François Mitterand
de ses débuts qui donna aux chercheurs une stabilité
de l’emploi leur permettant de se consacrer à leur fonction
au lieu de chercher en permanence un point de chute.
Avec la diminution
forcé de la moitie des unités de recherche, la diminution
des crédits qui va de 10 à 30% et la précarisation
de l’emploi des chercheurs , on peut sans risque de se tromper, considérer
que le gouvernement actuel est un ennemi de la recherche.
« L’Academic
Pride » qui prend aujourd’hui possession de la rue, est là
pour nous le rappeler.
Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie,
Tel : 06 16 58 81 73
10
mai
2008
Un an à l’Elysée, le Bilan
de Nicolas Sarkozy
Comme c’est
maintenant la tradition, chacun fait le bilan de l’action du Président
de la République au premier anniversaire de son élection.
Comme de
bien entendu ce bilan est globalement positif pour ses partisans et
globalement négatif pour les adversaires politiques du Président.
Génération
Ecologie n’est pas un détracteur ni un thuriféraire du
régime en place.
Cette position
lui permet de faire un bilan objectif de l’action de Nicolas Sarkozy
aussi bien sur le fond que sur la forme.
Sur le fond
Génération Ecologie attend encore la première mesure
qui sera un geste positif en faveur de la majorité de français.
Les mesures engagées ont retiré des avantages à
certains comme les bénéficiaires des régimes de
retraite spéciaux, les grévistes à qui on a imposé
le service minimum, les justiciables sous le coup des lois Dati ou les
sans papiers, sans rien donner à la majorité des citoyens
en matière de pouvoir d’achat ou de qualité de la vie.
Par contre,
certaines catégories minoritaires ont bénéficié
de la manne présidentielle comme les récipiendaires du
« paquet fiscal », les chaînes de télévision
privées qui attendent le monopole de la publicité et la
« Scientologie » qu’on a failli confondre avec une discipline
scientifique. A ces minorités qui ont soutenu son élection,
tant sur le plan financier que médiatique, le Président
de la République a déjà renvoyé l’ascenseur.
Espérons
que la deuxième année verra l’augmentation du pouvoir
d’achat, l’application des lois du Grenelle de l’Environnement, la mise
en place du RSA et la réforme des institutions pour un plus grand
partage des pouvoirs.
Sur la forme
par contre, l’adoption d’un style « royaliste » avec des
courtisans (et des courtisanes) obséquieux et incompétents,
des intrigues de cour et un « culte de la personnalité
» auquel les médias ont été priés
de contribuer, rappelle plus la manière de gouverner du «
Roi soleil » que celle de Napoléon ou du « Grand
Charles », lesquels n’avaient pas besoin de rabaisser leurs serviteurs
pour les dominer.
Génération
Ecologie souhaite, comme la majorité des Français, qu’on
revienne à un style « républicain » au service
des citoyens puisque le régime politique français est
réputé « républicain ».
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
9
mai
2008
Cyclone en Birmanie : ce qui a changé
depuis le Tsunami de 2004
On peut
s’étonner qu’avec plus de 65 000 victimes, le cas de la Birmanie
n’ait pas suscité le même élan humanitaire que pour
le Tsunami de 2004 sur les côtes de l’Océan indien.
Certes,
le régime politique (dictature militaire) et la fermeture du
pays aux ONG qui sont le fer de lance de l’action humanitaire, n’incitent
pas les donateurs particuliers à se mobiliser en faveur des victimes
de cette catastrophe.
Mais les
milliers de victimes qui subissent la dure loi de la junte militaire
ne doivent pas endurer une double peine en n’étant pas secourus
par les autres nations. Les birmans, comme les indonésiens ou
les thaïlandais, sont une parti de l’humanité.
Si la générosité
internationale n’a pas pris son essor c’est probablement par manque
de médiatisation de cette catastrophe naturelle. La présence
de touristes étrangers sur les plages d’Indonésie et de
Thaïlande au moment du tsunami de Noël 2004 a certainement
été l’une des causes de sa médiatisation immédiate.
Ce n’est pas le cas en Birmanie où il y a peu de touristes.
Faut-il
pour autant laisser tomber la population birmane démunie par
un régime qui n’a fait aucun investissement pendant plusieurs
décennies pour protéger ses populations de ce fléau
récurent? évidemment non.
Sachant
que les cyclones seront de plus en plus nombreux et importants dans
l’avenir (à cause du réchauffement climatique) et que
ses effets seront d’autant plus désastreux qu’ils s’adresseront
à des populations à faible potentiel médiatique,
il faut donc mettre en place un « fond mondial humanitaire »
sous la tutelle de l’ONU au lieu de s’en remettre aux actions individuelles
effectuées au cas par cas par des ONG dépendant entièrement
de la sensibilisation des citoyens du monde.
Sachant
que deux conditions sont essentielles à l’efficacité des
secours: la rapidité d’intervention et la coordination de l’aide
humanitaire, Génération Ecologie demande la création
d’un « fond mondial pour les catastrophes » auquel chaque
pays participerait en s’engageant à fournir un contingent d’aide
prévue à l’avance et qui serait acheminé endéans
les 48 heures.
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
23
avril
2008
On a bradé la peau de l’ourse des
Pyrénées
La
relaxation du chasseur qui a tué l’ourse « Cannelle »,
dernière descendante de l’espèce pyrénéenne,
est un scandale de plus qui démontre bien le caractère
rétrograde et arriéré de certaines lois et procédures
judiciaires.
Cette relaxation équivaut à un « permis de tuer
» en bonne et due forme.
Quiconque
voudra s’attaquer aux ours ou à toute autre espèce jugée
un peu dangereuse pourra entrer dans les parages de ces animaux en voie
de disparition et les chasser tranquillement en invoquant la «
légitime défense ». Dans ce cas ce sera la parole
du chasseur contre celle de l’animal mort.
Il faudra bien, un jour, mettre en place une procédure interdisant
aux chasseurs de se promener avec leur fusils et leurs chiens dans les
parages d’un animal protégé si l’on ne veut pas que de
tels assassinats se reproduisent. Il faudra aussi déterminer
jusqu'à quel point on peut tolérer la légitime
défense. Est-ce qu’un Renard ou un Rat qui montrent les dents
peuvent être jugés dangereux pour un chasseur bien armé
?
Génération Ecologie qui s’est porté partie civile
dans cette affaire, regrette vivement qu’au pays du Grenelle de l’Environnement
on donne raison au chasseur contre le dernier représentant d’un
espèce animale.
Bien
des choses sont à améliorer pour passer du stade des paroles
à celui des actes.
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole
de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
23
avril
2008
Jeux olympiques de Beijing: si on arrêtait
de mélanger la politique et le sport
Maintenant
que les manifestations sur le passage de la flamme olympique à
travers le monde approchent de leur fin, il est temps de penser à
l’étape suivante qui serait le boycott des jeux olympiques ou,
tout au moins, de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques
de en Chine.
Si les manifestations
sur le passage olympique sont justifiées par une volonté
de médiatisation de la répression au Tibet afin que ce
problème récurrent depuis des décennies ne soit
pas oublié , il en va autrement du boycott des jeux olympiques.
Les jeux olympiques sont un affrontement entre sportifs et non pour
un affrontement entre politiques. Personne ne manifeste pour la famine
au Darfour lors du salon de l’Agriculture ni contre la guerre d’Irak
lors du défilé du 14 juillet.
Dans l’antiquité
les jeux olympiques étaient une période de « trêve
» guerrière.
Dans le monde
moderne c’est devenu le prolongement d’actions politiques comme ce fut
le cas avec les jeux de Berlin en 1936, avec le massacre des Athlètes
israéliens à Munich et avec les boycotts successifs des
jeux de Moscou et de Los-Angeles.
Aucune de
ces actions qui ont parasité les jeux n’ont amené de solution
politique aux problèmes qu’ils étaient censés défendre
mais elles ont, par contre, lésé les sportifs.
C’est pourquoi
Génération Ecologie demande que l’on sépare nettement
l’action politique et les compétitions sportives qui doivent
rester des rencontres entre sportifs et non des compétitions
entre gouvernants. La meilleure façon de mettre cette règle
en application serait de ne pas boycotter les jeux olympiques en général
et ceux de Beijing en particulier, mais de demander à tous les
chefs d’état de ne pas participer es-qualité, à
la cérémonie d’ouverture.
C’est seulement
à cette condition que le milieu sportif déjà largement
gangrené par l’argent sera préservé de la politique
laquelle a déjà colonisé bien d’autres domaines
comme la presse « people » jadis réservée
aux artistes et aux princesses.
France Gamerre
Présidente de Génération Ecologie
Tel : 06 50 58 36 50
20
avril
2008
Faut-il dire n’importe quoi pour exister
?
Depuis quelques
temps on assiste, dans les médias, à des déclarations
provocatrices voire incongrues, dans le seul but de choquer les journalistes
et d’attirer ainsi leur attention sur soi.
Cette nouvelle
maladie n’atteint pas seulement les membres du Gouvernement qui
presque tous entrent en conflit avec des parlementaires ou avec d’autres
membres du Gouvernement afin de sortir du lot, mais ce fléau
médiatique atteint maintenant des journalistes qui donnent leur
opinion d’une manière péremptoire au lieu de transmettre
celle des spécialistes.
Après
Bjorn Lomborg désavoué par l’Académie des sciences
suédoise pour modification de résultats scientifiques
voici que le célèbre animateur du « télé-shopping
» Laurent Cabrol vient de publier un livre pour contredire les
scientifiques sur la réalité du changement climatique
en cours.
Qu’est–ce
qui a bien pu amener cet animateur de TV a affirmer le contraire du
comité scientifique mondial sur le climat (le GIEC)? Est-ce une
compétence supérieure à celle de ces derniers ou
une frustration personnelle vis-à-vis de collègues oeuvrant
contre le réchauffement climatique comme, par exemple, le journaliste
de météo Patrice Drevet ?
Quoi qu’il
en soit, ce genre d’affirmations non vérifiées par des
« panels scientifiques » comme le sont la plupart des résultats
paraissant dans des revues scientifique sérieuses fait un tort
considérable à la lutte contre le réchauffement
de la Planète.
Il est dommageable
pour la société toute entière que des individus
possédant une reconnaissance médiatique se permettent
d’affirmer n’importe quoi simplement pour être original, car nombre
des détracteurs de l’écologie prennent prétexte
de ces écrits pour refuser de faire un effort quelconque en faveur
de l’environnement.
Il est temps
que chacun revienne a son métier et qu’a une époque où
l’on demande de plus en plus de spécialisation aux cadres et
aux ouvriers on ne reconnaisse pas aux hommes politiques et aux journalistes
une compétence universelle supérieure à celle des
spécialistes ayant pour certain des dizaines d’années
de formation et d’expérience dans leur domaine.
Génération
Ecologie demande un peu plus de rigueur et un peu moins de « peopolitisation
» dans la conduite des affaires publiques.
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
16
avril
2008
Après la Borloo à 100 000
euros, la Boutin à 15 euros
La
ministre du Logement, Christine Boutin, a lancé hier son projet
de "Maison à 15 euros par jour", reprenant l'idée,
lancée en 2005 par Jean-Louis Borloo, de "Maison à
100 000 euros", dont le marketing était bien trouvé
mais l'application a tourné au fiasco. Les effets d’annonce continuent
donc. Et pourquoi par la maison à 62 centimes d’euros par heure
?
Génération Ecologie avait déjà émis
des réserves à l’époque des maisons BORLOO. Nous
réitérons les mêmes pour les maisons BOUTIN. Génération
Ecologie constate, en premier lieu, que ce projet présente un
risque en terme d’étalement urbain : des maisons dites pas chères
loin des villes, ce qui entrainera le développement du transport
particulier.
Génération Ecologie relève, en outre, que le dispositif
fait l’impasse sur l’efficacité énergétique. Or,
le bâtiment contribue largement à la production de gaz
à effet de serre. La politique dans ce domaine appelle donc des
normes très strictes. Il aurait ainsi été souhaitable,
dans l’esprit du Grenelle de l’environnement, que le gouvernement assortisses
ses propositions sociales d’un label très haute performance énergétique.
Au contraire, la maison BOUTIN apparaît comme une nouvelle occasion
manquée pour le développement durable.
Finalement, les maisons BOUTIN ne coûteront certes pas chères
à l’achat (450 euros par mois quand même), mais très
chère à entretenir, un gouffre énergétique
pour le porte-monnaie des occupants. En cela, Génération
Ecologie réitère son souhait de voir l’impact environnemental
pris en compte dans ce plan social pour le logement. Le recours au label
très haute performance énergétique permettrait
de faire baisser les coûts de production, liés à
une fabrication en série. On démocratiserait et standardiserait
ainsi ces équipements pour, finalement, assurer leur accès
à tous.
Yoann
GONTIER
Porte parole et Délégué national à la Jeunesse
de Génération Ecologie
10
avril
2008
Que reste -t-il de la loi sur les OGM?
La
loi sur les OGM issue du « Grenelle de l’Environnement »
et finalement votée à l’Assemblée Nationale, a
été tellement amendée par les sénateurs
et les députés de la majorité que celle-ci est
devenue une loi anti-faucheurs d’OGM.
La
contre-partie pour la protection des cultures sans OGM était
l’augmentation des peines à l’encontre des faucheurs d’OGM. Et
de fait, c’est cette tout ce qui reste de cette loi prévue pour
défendre l’agriculture biologique contre les multinationales
des semenciers. Cette loi devrait donc s’appeler la loi « anti-faucheurs
d’OGM »
Génération
Ecologie regrette une telle régression par rapport aux attentes
du « Grenelle de l’environnement » et dénonce l’attitude
rétrograde des parlementaires conservateurs plus sensibles selon
le sénateur de la Manche, Jean–François Le Grand aux pressions
du « lobby de semenciers » qu’a la santé environnementale
des citoyens.
Génération
Ecologie aimerait en savoir plus sur ces pressions. Est-ce qu’il s’agit
de simples pressions amicales ou de menaces voire d’encouragements financiers
? Le peuple français qui élit ses députés
a le droit de savoir.
Génération
Ecologie salue également le courage de la Secrétaire d’Etat
à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet face aux députés
de sa majorité mais regrette qu’elle ait fait tellement le vide
d’écologistes autour d’elle et autour de l’UMP qu’il ne s’en
trouve plus assez pour défendre son projet.
C’est
encore une occasion manquée et à ce rythme les catastrophes
écologiques devanceront certainement la prise de conscience des
parlementaires.
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
8
avril
2008
Agrocarburants : une fausse-bonne idée
L’Europe
des 27 apparaît de plus en plus divisée sur le bien-fondé
environnemental de la politique de soutien aux agrocarburants défendue
par la Commission européenne qui s’est fixée comme objectif
d’incorporer 10 % d’agrocarburants dans l’essence à l’horizon
2020.
Génération
Ecologie invite l’exécutif européen à avoir une
vision globale sur ce dossier qui passe par la prise en considération
des risques environnementaux et alimentaires. En particulier, Génération
Ecologie s’alarme d'un détournement des terres arables au profit
des agrocarburants. L’utilisation massive des carburants d’origine végétale
a clairement montré ses limites : en Europe, il faudrait convertir
72% des terres cultivées pour produire 10 % des besoins en combustible
du transport routier.
Aussi,
Génération Ecologie souhaite que la présidence
française de l’Union européenne soit l’occasion d’une
remise à plat de la politique communautaire de soutien aux agrocarburants.
En
revanche, Génération Ecologie apporte son soutien à
la recherche sur les agrocarburants de deuxième génération,
et notamment sur ceux produits à partir de microalgues cultivées
qui permettent d’espérer un rendement à l’hectare trente
fois supérieur à celui du colza ou du tournesol, tout
en préservant les terres arables.
Génération
Ecologie demande également au gouvernement français, et
en particulier à Jean Louis Borloo, de revoir son plan «
biocarburant » qui se veut plus ambitieux que celui de la Commission
européenne, avec 10 % de carburants d’origine végétale
dès 2015. Le Grenelle de l’environnement n’était qu’une
étape. La France doit prendre toute sa part dans la promotion
d’un développement plus durable.
Yoann
GONTIER
Porte parole et Délégué
national à la Jeunesse de Génération Ecologie
19
mars
2008
Vers une recherche sous influence
Petit à petit la nouvelle politique
de la Recherche se met en place.
Les directeurs de grands EPST (établissements
publics pour la recherche et la technologie) reçoivent leur «
ordres de mission » afin de démanteler leur propre organisme
comme par exemple l’INSERM (Institut de recherche médicale) ou
le CNRS.
Ordre leur est donné par le
Ministère de la Recherche de scinder leur organisme en plusieurs
instituts qui seront alimentés financièrement par une
agence de moyens toute puissante pour orienter les recherches. Il est
évident que cette agence de moyens pilotée par le secteur
privé et notamment les grandes entreprises du CAC 40, donnera
l’exclusivité des recherches à celles qui sont directement
profitables aux intérêts de ces grands groupes industriels.
Cette manière de penser la recherche
est une absurdité. Tout aussi absurde que si l’agence mise en
place pour soutenir le création des entreprises ne donnait son
accord et son soutien qu’eux seules PME s’engageant dans une sous-traitance
avec les grandes entreprises.
Or tout comme la création d’entreprise
est orientée par les besoins du marché et des services,
la Recherche est orientée par les besoins de la « connaissance
» laquelle comme pour le marché, à sa logique propre.
Considérer comme le fait le
Gouvernement que la Recherche doit être uniquement au service
de l’industrie démontre un retard intellectuel de plus de 10
ans sur les réalités économiques d’aujourd’hui.
La création en France d’un MITI japonais que les asiatiques ont
quasiment abandonné, est un anachronisme de plus.
Décidément, comme la
constatait un célèbre observateur, « la France est
toujours en retard d’une guerre ».
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
19
mars
2008
Remaniement ministériel incompréhensible
Le
dernier remaniement ministériel pose des problèmes de
logique.
D’habitude
quand un Président de la République remanie le Gouvernement
de son Premier Ministre, c’est pour l’adapter à une situation
politique nouvelle en utilisant des critères fixés à
l’avance.
Or, le dernier
remaniement ministériel ne répond pas à ces deux
conditions.
-Lorsque les électeurs désavoue un Gouvernement c’est
pour qu’il change de politique. Or ce remaniement indique au contraire
un renforcement de la politique suivie depuis un an.
-Lorsque le Président choisit ses Ministres il annonce les critères
de sélection, comme pour les dernières législatives
où il avait annoncé que les Ministres battus localement
devraient démissionner (ce qui sous-entendait que les députés
battus ne seraient pas nommés Ministres).
Or, contrairement
à Alain Juppé battu en juin dernier et qui avait été
prestement débarqué du Gouvernement, Nadine Morano, largement
battue à Toul, fait une entrée triomphante au Gouvernement.
Conclusion : sans démarche logique et sans critères fixes,
les nominations au Gouvernement sont seulement le « choix du Prince
» et ce en droite ligne du Roi « François Premier
» qui terminait ses édits par cette formule: « car
tel est mon bon plaisir ».
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
14
mars
2008
Avec la disparition du dernier poilu, doit-on
enterrer la guerre de 14-18 ?
Certes nous devons tous, à travers
la disparition de Lazare Ponticelli le dernier poilu de la « Grande
Guerre », rendre un hommage à tous soldats de 14-18 qui
ont enduré des souffrances inouïs pour que la France reste
indépendante. Cette indépendance fait qu’aujourd’hui la
création d’une Europe unie sur la base d’une adhésion
libre, est possible.
Cependant, il ne faudrait pas que la
disparition du dernier témoin de cette catastrophe mondiale soit
l’occasion de tourner définitivement la page sur cet épisode
tragique et d’absoudre dans l’hommage aux soldats du front, les erreurs
et les fautes des dirigeants et des chefs militaires qui des deux cotés
du Rhin ont conduit à cette tragédie.
S’il y a un devoir de mémoire
ce n’est pas seulement sur le sort tragique des millions de confrères
de Lazare Ponticelli, mais c’est aussi sur les leçons à
tirer de cette monstrueuse horreur qui ne doit rien à la Nature
mais tout aux hommes qui dirigeaient le Monde à cette époque.
En premier lieu le Kaiser Guillaume qui est mort paisiblement dans son
lit entouré de ses amis après avoir fait tuer des millions
d’hommes et de femmes pour sa seule gloire.
Le fait que ces leaders aient vécu
tranquillement dans l’opulence jusqu’à leur retraite alors que
des millions d’hommes ont été fauchés en pleine
jeunesse après des souffrances inimaginables représente
le vrai scandale de cet épisode de l’humanité qui malheureusement
se reproduit régulièrement.
La leçon à tirer de ce
drame c’est que dans le cycle : menaces, guerres et finalement paix
qui se répète inlassablement dans l’histoire, il serait
préférable de passer du premier stade au dernier en sautant
le stade intermédiaire en surtout ne « bâillonnant
» pas ceux qui dénoncent les faiseurs de guerre.
Sachant que les prochains combats de
l’humanité seront pour la sauvegarde de l’Environnement et des
ressources naturelles, verra t-on encore une fois ceux qui engendrent
les catastrophes se poser en bricoleurs du «jour d’après
» en ayant écarté les écologistes du dialogue
sur l’avenir de l’humanité ?
L’hommage au « dernier poilu » c’est bien, mais la leçon
de ces tragédies enseignée à nos enfants, c’est
mieux.
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
3
mars
2008
Où est passé l’argent de
l’UIMM ?
Génération Ecologie comme
des millions de français veut savoir dans quelles poches s’en
sont allés les millions d’Euros versés de manière
occulte par l’UIMM (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie).
La version officielle selon laquelle
ces sommes ont été versées aux syndicats pour apaiser
le climat social ne convainc personne. Si la majorité de ces
sommes avaient atterri dans les caisses syndicales il est clair quel
patronat se serait empressé, à la veille des municipales,
d’en assurer la diffusion dans les médias. Or, c’est l’inverse
qui se passe puisque l’UIMM a versé 1.5 million d’Euros à
son ancien chef pour qu’il ne dévoile rien de la destination
de ces sommes.
Alors où est passé cet
argent ? Est-ce dans des comptes en banques de particuliers ? Est-ce
dans des comptes off-shore à destination des caisses des partis
politiques ou pour alimenter des campagnes électorales ?
Génération Ecologie veut
savoir et demande la constitution d’une commission parlementaire pour
faite toute la lumière sur l’évaporation de ces réserves
financières.
A l’heure ou l’on demande à chaque administration et à
chaque français de faire un effort pour renflouer les caisses
de l’état, il serait mal venu que de telles sommes ai pris des
destinations inconnues.
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
25
février
2008
Halte aux agro-carburants
L’utilisation d’agro-carburants pour
faire voler un « Boeing », c’est la goutte d’eau qui fait
déborder le vase déjà bien plein des erreurs écologiques.
Quand Richard Branson, le PDG de Virgin,
se félicite du succès de son vol aux agro-carburants,
il croit avoir fait progresser l’écologie alors qu’il a seulement
contribué à la mise à feu de la deuxième
bombe écologique après les carburants fossiles.
En effet, si les agro-carburants à
l’échelle artisanale et locale ont un intérêt réel
pour faire baisser les émissions de CO2, à l’échelle
industrielle ils ont un effet ravageur tant au point de vue social qu’environnemental.
Au point de vu social, on a vu, avec
les agro-carburants à base de maïs, que la demande américaine
a multiplié par 4 le prix du maïs mexicain qui est en même
temps la base de l’alimentation des habitants de ce pays.
Sur le plan environnemental des régions
entières sont dévastées à cause de la monoculture
utilisée pour la production d’agro-carburants comme au Brésil
où 16% de la forêt Amazonienne devrait disparaître,
dans les prochaines années, au profit des cultures pour les agro-carburants.
En Europe la commission propose d’utiliser
les jachères pour des cultures à agro-carburants alors
qu’elles sont des refuges de biodiversité.
Tout cela sans compter les besoins en
énergie, en eau et en sols agricoles nécessaires à
la production des agro-carburants.
L’étape que vient de franchir
le PDG de Virgin n’est donc pas une avancée écologique
mais au contraire un pas de plus dans la destruction durable de la planète
sacrifiée sur l’autel du profit immédiat.
Génération Ecologie s’oppose
à l’utilisation massive des agro-carburants notamment pour l’aviation
commerciale.
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
23
février
2008
Après la Borloo à 100 000
euros voila la Boutin à 15 euros
Les effets d’annonce continuent et pourquoi
par la maison à 62 centimes d’euros par heure, un peu de sérieux
15 euros par jour cela fait 450 euros par mois et cela fait à
l’arrivée une maison à 103 000 euros plus chère
que les feux maisons BORLOO.
Génération Ecologie avait
déjà émis toutes les réserves à l’époque
des maisons BORLOO, nous réitérons les mêmes pour
les maisons BOUTIN.
Génération Ecologie souligne
que le bâtiment contribue largement à la production de
gaz à effet de serre. La politique dans ce domaine appelle à
une rénovation des bâtiments existants et des normes très
strictes en ce qui concerne l’efficacité énergétiques
des nouvelles constructions.
Génération Ecologie constate
aussi que le deuxième risque concernant ce projet est l’étalement
urbain, des terrains pas chers pour des maisons dites pas chères
loin des villes ce qui entrainera le développement du transport
particulier.
Les maisons Boutin ne coûteront
pas chères à l’achat (450 euros par mois quand même)
mais très chère à entretenir, un gouffre énergétique
pour le porte-monnaie des occupants et un désastre pour l’environnement.
Les maisons Boutin couteront chères
aux générations futures si elles ne sont pas durables,
Génération Ecologie souhaite que l’impact environnemental
soit pris en compte dans ce plan social pour le logement
Michel VERNA
Membre du Bureau National
Délégué IDF Génération Ecologie
06 11 84 42 78
Michel.verna@laposte.net
23
février
2008
Nicolas Hulot devrait arrêter son
cinéma
Après
avoir fait signer son pacte écologique à tous les candidats
à la présidentielle et avoir envoyé son code de
bonne conduite aux candidats à la députation, voici que
le nouveau «maître » de l’Ecologie se prépare
à interpeller les têtes de liste aux municipales.
Le
résultat de toutes ses interventions depuis près de deux
ans aura été de diviser l’écologie politique pour
en distribuer quelques morceaux dans les différents partis politiques
au détriment des partis écologistes eux-mêmes.
En
instaurant les associations comme seuls partenaires écologiques
du Gouvernement Sarkozy, Nicolas Hulot aura rendu un grand service aux
hommes politiques et détruit l’écologie politique qui
était jusqu’alors leurs partenaires naturels.
En
effet, les seules avancées significatives en Ecologie ont été
l’œuvre de Ministres issus des partis écologistes et non des
Ministres éphémères envoyés en pénitence
dans ce Ministère étriqué.
Les
associations ne sont entendues des hommes politiques qu’au moment des
élections (et encore) car elles ne sont pas politiquement concurrentes
avec eux et donc ne risquent pas de perturber les scrutins électoraux.
Pour
preuve : les mesures du « Grenelle de l’Environnement »
qui sont systématiquement battues en brèche par le Parlement
ou par les Ministres et notamment le Ministre de l’Agriculture.
Si
Nicolas Hulot et ses associés veulent être réellement
efficaces, ils doivent accepter de diriger des Ministères ou
des partis politiques. Sinon ils feraient mieux de se consacrer à
la sensibilisation écologique des lecteurs sans se croire obligés
de désigner les bons candidats parmi les partis non écologistes.
Michel
VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie
Tel : 06 16 58 81 73
22
février
2008
Que penser de l’at