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10 juillet 2008 Génération Ecologie Normandie dit « OUI » au éolien de Boisemont Conformément aux engagements du Grenelle de l’environnement et du Conseil européen de 2007, la France se doit d’adopter une stratégie pour une énergie sûre, compétitive et durable. En cela, la France s’est engagée à porter à 20% la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique Sur le plan national, Génération Ecologie est généralement favorable à l’implantation de parcs éoliens, dès lors, qu’après étude du dossier, il est démontré que celle-ci ne s’opère pas de façon sauvage et sans gardes fou. C’est avec ce même souci de pragmatisme que nous nous déclarons aujourd’hui FAVORABLE à l’implantation du parc éolien de Boisemont. Après avoir visité le site de Boisemont à plusieurs reprises, il nous est, en effet, apparu que le projet permettait de produire une énergie propre, tout en respectant le cadre de vie des habitants. En particulier, la distance de 530 mètres séparant les éoliennes des premières habitations nous parait pouvoir être considéré comme raisonnable alors que sur d’autres sites, cette distance est souvent comprise entre 500 et 520mètres. Dans ces conditions, Génération Ecologie Normandie donne un avis FAVORABLE à cette implantation. Pour Génération Ecologie Normandie Philippe LEMONNIER : Porte parole régional Normandie Gaëtan
BAZIRE : Délégué régional Normandie, Conseiller
municipal de Louviers 2 juillet 2008 On ne peut pas tromper le peuple indéfiniment Seuls les naïfs peuvent croire qu’il n’y a aucun calcul ni aucune manoeuvre derrière les actions politiques qui nous sont présentées par les médias et notamment les médias gouvernementaux. De fait , ces manoeuvres font fait parti du paysage politique. Les proches
de Mitterand avaient reconnus que Le Pen était soutenu parce
qu’il servait les intérêts électoraux de la gauche
et inversement Sarkozy (dixit le Canard Enchaîné) souhaite
que Besancenot soit aidé car il sert indirectement les intérêts
de la droite. Tant et si bien qu’un électeur croyant voter pour
l’anticapitalisme se retrouve en fait un « allié objectif
du capitalisme » et, à l’inverse, un électeur
du Front national renforce la gauche. A part les électeurs tout
le monde connaît cela sur le bout des doigts. De même qu’on ne me fera pas avaler que c’est le petit pleuple noir americain qui a fourni les 300 millions de dollars à Barak Obama pour sa pré-campagne contre Hillary Clinton alors que cette dernière était obligé de mettre la main à sa poche. Que ce soit les républicains qui aient aidé médiatiquement et financièrement Barak Obama contre une Hillary Clinton qui, d’après le sondages de l’époque, était plus dangereuse pour J. Mac Cain, ne me suprendrait pas. Mais il y a des manipulations moins sophistiquées comme par exemple le coup de la « fracture sociale » de Chirac en 1995 ou le coup de la « rupture » Sarkozienne en 2007. Il en est de plus évidentes comme par exemple celle de pratiquer un discours électoraiste « mi-lepéniste mi-jauressien » afin de recueillir en même temps les voix de la gauche et de la droite. Mais toutes ces opérations ont une limite car on ne peut éternellement gruger l’électeur en applicant les mêmes recettes plusieurs fois de suite. De même les manipulateurs américains ne pas à l’abri d’une réaction contraire de l’électorat car qui peut affirmer que le noir américain Barak Obama ne battra finalement le républicain John Mac Cain, atteint par la limite d’âge. Et celà même si le support financier et médiatique est retiré à Obama dès le début de la campagne pour la présidentielle. En cas de refus de l’opinion s’être manipulée, cas il ne reste plus aux dirigeants en place qu’a utiliser les bonnes vieilles recettes électorales comme le changement de mode de scrutin et le charcutage des circoncriptions électorales. C’est évidemment difficile pour une « présidentielle » mais tout à fait plausible pour les autres types d’élection. Mais là encore, le smanipulaterus ne pas à l’abri d’un « coup de sang » des électeurs qui bien que généralement dociles ont parfois des réactions non prévisibles comme on pu s’en rendre compte lors des référendums sur l’union européenne. Voila pourquoi je pense qu’on ne peut tromper les électeurs éternellement parce qu’on ne peut prévoir à quel moment la « goutte d’eau » qui fait déborder le vase des révolutions, entrera en action. Michel Villeneuve 2 juillet 2008 Le piège des référendums sur l’Europe En fin de compte les « référendums » sur l’Europe ont peu de succès. À part les espagnols qui étaient restés longtemps isolés du temps de Franco, aucun peuple ne se reconnaît dans cette union librement consentie. Les causes sont multiples et désigner l’une ou l’autre comme le coupable ultime serait excessif. C’est la conjugaison de plusieurs facteurs qui rendent ces consultations négatives. Il y a d’abord la conjugaison des extrêmes: les internationalistes et les nationalistes qui pour une fois sont d’accord contre cette union. Il y a aussi les dirigeants européens qui proposent des textes de type commerciaux et non sociaux, même ces textes sont réduits à quelques lignes comme le traité de Lisbonne. La peur du plombier polonais est un fantasme qui peut devenir réalité à tout moment. Il y a également les responsables nationaux qui rejettent toutes les fautes sur Bruxelles pour ne s’attribuer que les bonnes mesures. Et ce petit jeu n’est pas fait pour donner du crédit à une union européenne trop imprécise. Il y a très souvent les problèmes personnels qu’on hésite à mettre en ligne de compte dans les élections nationales ou locales mais pas dans les élections européennes. Combien de fois n’a-t-on pas voté contre l’Europe parce que l’on craignait la suppression d’un hôpital local ou d’une usine. Ou bien parce qu’on avait un membre de la famille atteint d’une maladie incurable et tout simplement parce qu’on arrivait plus à joindre les « deux bouts ». Tout cela, c’est évident, ce n’est pas la faute de nos dirigeants nationaux ou locaux mais bel et bien celle des Eurocrates de Bruxelles qui font tout pour nous pourrir la vie, notamment en matière d’environnement. Il y a enfin la peur que cette union qui est prête à intégrer la Turquie sans référendum, ne soit plus contrôlable. Les riches allemands ou hollandais ne veulent plus payer pour les pauvres roumains de même que les irlandais qui ont largement bénéficié des aides européennes ne souhaitent pas qu’on les leur reprenne au profit des peuples des Balkans. Et voilà pourquoi il sera difficile d’obtenir un « oui », même du bout des lèvres, à cette déesse Europe qui peut encore nous permettre d’exister face aux grands blocs. Ces mêmes blocs dont l’union a été le fruit, non pas de votes populaires, mais de guerres de conquête ou de luttes fratricides. C’est la somme de toutes ces rancœurs transformées en pourcentage de voix qui rendent impossible l’Union européenne, à moins que chacun d’entre nous ne prenne conscience du risque collectif que nous prenons en la faisant pas. Mais cela demande à chacun et notamment aux dirigeants qui se défaussent constamment sur Bruxelles de leur impuissance ou de leur incompétence, de changer d’attitude. Michel Villeneuve 10 juin 2008 Trente ans que les écologistes annoncent la crise du pétrole et rien n’a été fait Toutes les professions utilisatrices du pétrole manifestent aujourd’hui face à la hausse du pétrole à la pompe. Pourtant cela fait prés de 30 ans que les écologistes annoncent cette crise et demandent aux pouvoirs publics de mettre en place des mesures pour l’éviter. La seule mesure mise en place par les gouvernements successifs a été de faire taire les écologistes et de les écarter de la gestion publique. La conséquence est que cette crise, qui devrait s’amplifier dans les mois et les années à venir, ne trouve aucun écho auprès d’un gouvernement qui se contente de gérer le quotidien au lieu de gouverner, c'est-à-dire prévoir l’avenir et anticiper les crises. La seule réponse apportée par le gouvernement actuel consiste à calmer les manifestants à coup de subventions sélectives. Il y a fort à parier que cette réponse sera largement insuffisante. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il faut s’inquiéter, c’était hier. Malheureusement, le mot « responsabilité » a une nouvelle fois été repoussé. « En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées » répliquait-on au bon vieux temps de l’après choc pétrolier de 1973. Depuis, 35 années se sont écoulées… sans que les recherches sur les énergies alternatives ne soient ni financées, ni expérimentées. La conclusion s’impose d’elle-même : en France, on n’a pas de pétrole, on a peut être des idées mais surtout pas la volonté politique des les mettre en œuvre ! Yoann
GONTIER 9 avril 2008 Le communiqué de presse de Michel Villeneuve sur les agro carburants n’est pas du tout provocateur. Il ne fait que dire une vérité qui mériterait encore d’être appuyée, précisée et diffusée à tout-va. Il faudrait ajouter que cette supercherie a déjà coûté aux contribuables, la coquette somme 1,26 milliard d’euros. Avec cette somme, on aurait pu mettre en place des photopiles, pour une puissance de 140.00 à 160.00 kW. Une grande partie de cet argent est allée à des Industriels qui ont construits à grand frais ou plutôt à nos frais, des usines à agro carburants. Une autre partie est allée aux agriculteurs qui ont été « invités », à coups de belles subventions, à faire du colza « industriel » et autre tournesol, des betteraves et même du blé sur 405.000 hectares de jachère, soit le quart de la jachère nationale. C’est un véritable crime, car la jachère pourrait être remise en fonction avec une agriculture suffisamment respectueuse de la nature. Belle occasion manquée ! C’est aussi un crime, parce qu’il faut dix calories fossiles, en moyenne, pour produire une calorie alimentaire. C’est une moyenne : cela veut dire que pour certaines cultures en plein champ, il en faut moins que pour produire une laitue dans une serre chauffée, en plein hiver : c’est évident et on est d’accord. Mais il faudra encore dépenser des calories fossiles pour transformer cette calorie alimentaire en agro carburant.. C’est donc une supercherie sur toute la ligne et de plus, une sorte de crime contre la population, puisque nous allons vers des pénuries alimentaires qui se traduisent déjà par une augmentation des prix dans les commerces. Il y a 25 ans, les frigos de l’Europe débordaient de beurre et de poudre de lait. Aujourd’hui, ils sont vides. Nous n’avons que très peu de denrées alimentaires d’avance. Depuis des décennies, l’agriculture est conduite par des technocrates qui sont tout, sauf technocrates. Pour moi, un technocrate est quelqu’un qui utilise les techniques modernes issues de la Science, mais en prenant en compte tous les tenants et les aboutissants des actions qui sont lancées. Or, ceux qu’on nomme technocrates, sont des gens bornés, superficiels et qui le prouvent, une fois de plus, en lançant la production des agro carburants. En outre, le gouvernement est aux abois, alors il essaie de gonfler le PIB avec n’importe quoi. Cette pantalonnade sévit dans de nombreux secteurs, mais nous arrivons au bout du rouleau. En tout cas, pour les agro carburants, la cause semble entendue du côté du peuple. Hier, je suis allé rencontrer mon conseiller financier au Crédit Agricole. (Je réfléchis à un emprunt pour mettre en place 30 m2 de photopiles sur mon toit, en plus de mon installation thermique.) On en est venu à parler des agro carburants. Il s’est empressé de me démontrer que c’était une aberration. Je me suis délecté, en l’écoutant. Je me suis bien gardé de dire qu’il prêchait un convaincu. Beaucoup de gens savent que les agro carburants sont une supercherie, mais le gouvernement va continuer encore un moment sur sa lancée. Il faut bien engraisser les petits copains. La manipulation continue de plus belle et atteint même des sommets. Lors du rallye de Monte Carlo, une présentatrice du journal Rhône-Alpes-Auvergne de FR3 a parlé de la voiture verte qui participait à cette épreuve. Verte, parce que ce véhicule utilisait du bio-éthanol. C’est déjà un mensonge de la qualifier de « verte ». Mais par la suite, la présentatrice a glissé, dans un souffle, que le bio-éthanol était mélangé à du carburant sans plomb, mais sans dire la proportion… Le plus beau, ce fut la présentation, au cours d’un JT national, d’un avion quadriréacteur dont deux réacteurs fonctionnaient au « biocarburant ». On prend vraiment les gens pour des demeurés. Je terminerai par une information diffusée lors d’un flash d’une radio qui en diffuse très souvent : « la saison des courses de F1 commence, ce week-end, à Melbourne ». Et tout un bla bla bla. Le peu d’informations sérieuses a été balayé par cette annonce bien placée en fin de flash. Si ce n’est pas de la provocation, qu’est-ce que c’est ? Je mets également en FJ, mon texte sur les « biocarburants », comme on les appelait encore, il n’y a pas longtemps. Toutes mes salutations. EVRARD Michel.
Membre de Génération-Ecologie en Haute-Savoie et 9 avril 2008 Les dessous du biocarburant qui est tout, sauf bio L’huile de colza ou de tournesol présente un certain intérêt pour les engins agricoles, à condition d’être produite après une prairie temporaire qui a eu le temps de se recharger en carbone et en azote etc., qui peut donc se passer temporairement d’engrais artificiel et éventuellement de traitement phytosanitaire. Sinon, le bénéfice est largement entamé, pour ne pas dire plus. Le diester et l’éthanol ne sont que des pis-aller. Pour obtenir de bons rendements avec les cultures « énergétiques » (colza, tournesol, betteraves…), il faut répandre de au moins 600kg/ha d’engrais artificiel fortement assaisonné d’oligo-éléments de plus en plus rares dans les sols. Le labourage classique à 25 à 30 cm de profondeur, libère déjà jusqu’à une tonne de CO2/ha. Peu de gens le savent. Les engrais artificiels sont, en grande partie, tirés des hydrocarbures, notamment du méthane. Il faut au total, 2 TEP, voire 3, pour en produire 1 tonne : donc, grosse dépense d’énergie fossile et dégagement de CO2. Remarque : On en consomme 11 à 12 millions de tonnes, par an, en France. Voilà pourquoi on peut mettre 1,6 million d’hectares en jachère et malgré tout, avoir des excédents agricoles qui ne sont que du pétrole et du méthane transformés en matière végétale et en viande avec un gaspillage énergétique énorme, dans les élevages industriels. Le fonctionnement des engins agricoles pour une campagne de culture nécessite environ 200 litres de gazole, 240 s’il s’agit du « biocarburant ». Au final, cela donne environ 1,2 TEP à l’hectare dont le tiers au moins provient des hydrocarbures, soit 400 litres. La fabrication du diester ou de l’éthanol entraîne, de nouveau, une grosse dépense d’énergie (généralement du fioul ou du gaz). Pour que la distillation se fasse, il faut chauffer le mou à 80°, au moins. N’oublions pas non plus l’énergie dépensée dans la construction de l’usine et dans l’entretien du matériel. En définitive, le diester et l’éthanol rejettent plus de CO2 et polluent beaucoup plus que le gazole utilisé tel quel. Le recyclage annuel du CO2 dégagé par les « biocarburants » est complètement balayé. Il est même loin de contrebalancer le CO2 dégagé pour les produire. Un autre avatar est l’impact désastreux de ce genre de culture sur nos terres agricoles déjà appauvries par 60 ans de surexploitation. Nos hommes politiques, de gauche comme de droite, viennent probablement d’une autre planète. S’ils persistent dans cette pantalonnade, c’est qu’ils se moquent de la population qui est déjà abonnée à une nourriture de plus en plus médiocre et de plus en plus coûteuse. Pour eux, L’essentiel est de faire du PIB et tant pis si le remède est pire que le mal. Loin de moi de penser qu’il y a collusion entre des élus et de Industriels. Il serait beaucoup plus logique de pousser les gens à faire des économies drastiques de combustible fossile, en taxant progressivement, mais de façon exponentielle, les véhicules personnels rejetant plus de 120gr de C02 au kilomètre, sauf dérogation pour raison professionnelle ou familiale, ce qui favoriserait toutes sortes de bons comportements, y compris chez les constructeurs. Il y a aussi des économies de CO2 à faire du côté des courses d’engins motorisés qui sont des spectacles navrants n’ayant rien à voir avec le vrai sport. Une F1 consomme jusqu’à 60 litres de carburant à l’heure… Quand on n’a pas de pétrole, on a des idées, paraît-il. La première est d’utiliser intelligemment celui qu’on est obligé d’importer. Au lieu d’acheter une voiture de 20.000 euros, achetez en une à 14.000 euros. Avec l’argent économisé, vous pouvez vous payer une installation solaire à capteurs thermiques qui vous feront économiser l’équivalent de 300 à 400 litres de fioul, par an. Moi-même, J’ai fait ce choix et comme dirait Evelyne Dheliat, c’est déjà un petit geste pour la planète. Le développement de l’énergie solaire devrait être la priorité des priorités. Or, très rares sont les nouveaux logements qui en sont équipés. Nos élus ne sont pas des lumières. Pour les éclairer un peu, je leur signale qu’une nouvelle technique de fabrication des photopiles met le kWh, à 15 centimes d’euro, selon un article d’un grand Quotidien, en date du 14 Juin 2004. Or, l’Etat a déjà distribué 1,260 milliard d’euros aux industriels et aux agriculteurs pour le « biocarburant »… Utiliser de l’huile de tournesol ou de colza pressée à la ferme, dans les conditions évoquées plus haut, est une pratique acceptable, même si c’est une économie dérisoire. En revanche, la production du diester ou de l’éthanol nous enfonce toujours un peu plus dans le royaume d’Absurdie. Il faut penser en terme de bilan énergétique, de pollution et rien d’autre. Les prix, on en fait ce qu’on en veut. Par ailleurs, Il est urgent de promouvoir une vaste réforme agraire, car en 2008, pour produire 1 calorie alimentaire, il faut dépenser, en moyenne, 10 calories fossiles. Les remèdes existent et sont prêts à l’emploi. Il faut simplement que nos Intelligences Bruxelloises permettent aux agriculteurs de les appliquer. Mais faisons vite, pour que nous ne soyons pas coincés, quand les hydrocarbures deviendront réellement rares et chers, par le fait même. Juin 2007. Depuis cette époque, le baril de pétrole a pris 40 dollars… EVRARD
Michel. Membre de Génération-Ecologie en Haute-Savoie
et 4 avril 2008 Raisons et légitimité de la politique étrangère sarkozienne ? La politique
étrangère menée par le Président de la République
et son Ministre des Affaires Etrangères est en complète
rupture avec celle de la France depuis l’époque du Général
de Gaulle. Au delà du possible intérêt de cette nouvelle politique pour le Pays, les questions que se posent GENERATION ECOLOGIE c’est, d’une part, la raison profonde de ces changements et, d’autre part, leur légitimité républicaine. Concernant les raisons de ce changement: cette nouvelle politique répond-elle à un intérêt vital pour la France et pour l’Europe ou bien à de fantasmes présidentiels? Est-ce que le changement de partenaire européen répond à une nécessité économique et militaire ou à l’attrait des fastes royaux britanniques mieux pris en compte par les journaux « people » que l’austérité germanique ? Est-ce que l’envoi de soldats français en Afghanistan répond à une moisson de contrats pétroliers où à une amitié personnelle entre Georges W.Bush et Nicolas Sarkozy ? Est-ce que l’abandon aux américains, aux chinois et aux japonais des ressources minérales stratégiques de l’Afrique Centrale correspond à une nouvelle stratégie économique de la France ou à une volonté de rupture avec la politique « foccardienne » de l’Elysée menée depuis 1958 ? Concernant la légitimité de ce changement de politique étrangère: le Président peut-il engager des troupes françaises dans des conflits extérieurs sans en référer au Parlement et au Gouvernement ? Est-ce qu’il pourrait éventuellement décider seul d’une guerre avec un autre Etat ? Peut-il décider seul des régimes étrangers à soutenir comme par exemple au Tchad sans avoir de comptes à rendre à personne ? Voila quelques questions qui méritent réflexion d’autant quelles ne font pas partie de programme pour lequel le Président à été élu. Certes, sa majorité parlementaire lui donne pendant cinq ans le pouvoir absolu et notamment dans le domaine militaire ou en politique étrangère, mais ce pouvoir absolu dont les rois de France ont rêvé pendant des siècles est-il compatible avec un véritable régime démocratique ? Il y a un demi-siècle Le Général de Gaulle déclarait que la politique de la France ne se faisait pas à la « corbeille » mais il semble bien aujourd’hui qu’elle se fasse dans « Gala » et dans « Voici », les deux revues « people » les plus regardées des français. Michel VILLENEUVE, GE13 14 mars 2008 Résultats des municipales à Marseille Le résultat du premier tour à Marseille où il n’y avait qu’une seule candidate de GE, France Gamerre, sont plutôt décevants pour GE et mitigés pour la droite. Le premier résultat c’est que la seule liste où il y avait GE a été élue au premier tour avec les mêmes résultats qu’en 2001. Les listes où les candidats de GE ont été enlevés par l’UMP sont en ballottage et souvent en mauvaise posture face à la gauche.
Ceci m’amène à faire plusieurs remarques : Michel
VILLENEUVE 10 mars 2008 Où est donc passé l’écologie dans les municipales ? Les scrutins se suivent et se ressemblent. Par delà la succession des vagues bleus et roses qui ont tendance à grossir au fil du temps, les « vaguelettes » vertes ressemblent de plus en plus à un « clapotis ». Encore une fois, la radicalisation des enjeux entre la droite et le gauche a oblitéré les problèmes écologiques. L’écologie politique n’est sollicitée par les électeurs que pour les élections sans enjeu immédiat comme les cantonales (où les candidats écologistes tirent leur épingle du jeu) et les européennes. Encore une fois les divisons des écologistes font que leurs problèmes internes font plus de bruit que leur propositions. A quand un grand parti écologiste indépendant en France ? Par delà ce souhait sans cesse renouvelé mais jamais mis en pratique, il faut analyser les résultats des votes. Les Français ont voulu donner un avertissement sans frais au Président de la République mais sans toutefois se déjuger de leur vote en sa faveur au printemps dernier. La courte victoire de la gauche signifie que les français font encore confiance à Nicolas Sarkozy mais que c’est leur dernier appel avant de changer de bord. A lui de faire la nécessaire pour mériter leur confiance qui tant est que cela l’intéresse encore. Un deuxième avertissement concerne la gauche. Le vote en leur faveur est un encouragement à trouver enfin un leader digne de ce nom, mais ce n’est pas une carte blanche pour faire n’importe quoi. Enfin les électeurs sont restés fidèles au dernier vote puisqu’ils n’ont pas redonné au Front National les voix que Nicolas Sarkozy leur avait prises en mai avril dernier. Là encore on laisse une dernière chance au Président pour tenir ses promesses de campagne. Quand au candidat François Bayrou, sa bonne côte de popularité liée à la baisse de celle de ses principaux concurrents n’a pas été suffisante pour redonner une place à son parti condamné à jouer les utilités grâce à son pouvoir de nuisance. Dans ce petit jeu de chaises musicales, il y a donc uns grands absente, c’est l’écologie dont tous les candidats ont parfumé leur programme électoral mais qui ne constitue pas encore un plat de résistance. GE espère que ce le remède écologique sera sur l’étagère avant les catastrophes annoncées pour les prochaines années, fassent leurs œuvre. Michel
VILLENEUVE Nicolas Sarkozy s’est trompé de rôle Dans le casting présidentiel, le Président de la République s’est trompé de scénario et de rôle. Il s’est présenté à l’élection présidentielles avec le rôle d’un un super manager de la société France capable de faire fructifier les bénéfices et d’augmenter les actions des associés que nous sommes tous. Or, qu’a-t-il fait depuis près d’un an? Il a augmenté les bénéfices des actionnaires principaux mais à oublié les petits actionnaires. Pour ses deniers il s’est contenté de leurs préparer des jeux médiatiques quotidiens afin de les faire patienter. Il a délaissé le rôle ennuyeux et difficile du PDG pour prendre celui de la super star en pensant que ses aventures personnelles suffiraient à endormir les petits actionnaires (supposés avides de romans feuilleton). Or, les actionnaires quels qu’il soient, n’ont en général rien à cirer de la vie privée du PDG, ils attendent seulement de lui de meilleurs résultats boursiers. D’ou une désaffection des actionnaires qui étaient venus pour encaisser les bénéfices et repartent avec le DVD sur la vie privée du PDG. Nicolas Sarkozy qui avait un excellent scénario (qu’il a joué à la perfection) dans la campagne électorale n’a pas réussi à rentrer dans le rôle du chef d’entreprise dynamique. Il s’est contenté d’un mauvais remake de Johnny Halliday, son idole. Michel Villeneuve, GE 13
Colloque "Ecologie Radicale" du 22 janvier 2008 au Sénat:
Les grandes lignes, rapportées par Renaud SIRY, Délégué Départemental GE PARIS Dans la salle souterraine Gaston Monerville du Sénat, ce 22 janvier, plusieurs membres de Génération Ecologie, dont notre Présidente France GAMERRE, ont répondu à l'invitation de Françoise DUTHEIL, la Présidente d'Ecologie Radicale... DES INTERVENANTS HAUTEMENT QUALIFIES Monsieur Dominique BIDOU, Président de l'Association H.Q.E, Madame Dominique DRON- qui remplaçait au pied levé le Sénateur LAFFITTE indisponible- ,Monsieur Claude ROY, Coordonnateur Inter-Ministériel de l'action Publique pour les bios-carburants et la bio-masse, Monsieur François LOOS, ancien Ministre de l'Industrie, député du Bas Rhin et Madame Michèle PAPPALARDO, Présidente de l'Agence de l'Environnement et de la maitrise de l'énergie (ADEME), ont, tour à tour, exposé leur vision du développement durable. J'ai particulièrement noté la pertinence des propos de Claude ROY. Il a rappelé que, si nous étions 1 million d'habitants sur terre en 1900, nous sommes quelques 6 milliards aujourd'hui... Le développement de notre consommation s'est accru de 2 à 3 et, parallèlement, on mange de plus en plus de viande, dans le monde, ce qui requiert des surfaces agricoles de plus en plus importantes... On peut se demander, au train où vont les choses, si la planète sera suffisante pour nourrir les populations dans un avenir pas si lointain ! BIO-MASSE: LA VRAIE SOLUTION ? D'après Claude ROY, le cap de 2050 sera particulièrement dur à "passer". Le monde aura épuisé ses ressources fossiles et renouvelables à cause des besoins et de la croissance. Il souligne que nos ancètres ont vécu avec la bio-masse, on pourrait aussi beaucoup mieux en tirer parti..., mais nous sommes 6 milliards ! Il y a 3 enjeux majeurs corollaires au changement climatique: ECONOMISER, SUBSTITUER, SEQUESTRER. C'est ici que la bio-masse peut jouer pleinement son rôle en séquestrant le carbone dans les sols et les végétaux. Cela débouche sur une régénération des sols et des matériaux, par la précieuse photo-synthèse... On a aussi évoqué les molécules à multi-usages qui peuvent entrainer des conflits: Alimentation des Personnes face au développement des bio- carburants, Industrie du bois face à l'Industrie du papier, etc... Au nom de GE, j'ai posé à Claude ROY, cette question: Compte-tenu de l'intérêt de la bio-masse, mais aussi de sa relative fragilité, va-t-on vers une Instance de régulation ? Arrive le Ministre d'Etat, Jean-Louis BORLOO, au moment où je reçois ma réponse: "Aucune Instance de régulation à ce jour, mais il faudra, en effet, sérieusement y songer"... HABITAT: RETOUR A LA NATURE... Intervient ensuite Dominique BIDOU, le père des fameuses normes H.Q.E... Il prône, s'agissant des nouveaux bâtiments, le retour aux éléments naturels, notamment les produits Animaux comme le cuir ou la laine de mouton... Même les plumes de canards peuvent, selon lui, après compression, constituer de bons isolants. Il recommande le bois et tout ce qui peut stocker le carbone dans les bâtiments... Bien
sûr, on parle du mélèse, qui résiste très
bien à l'extérieur, sans aucun traitement, mais d'autres
variétés de bois sont également intéressantes
après traitement. Des résèrves sont toutefois émises
quant à la durabilité de l'efficacité de ce type
de matériaux dans le temps, ce qui me conduit à poser On voit bien que nous sommes à l'aube d'une révolution écologique dans ce Secteur. Une page s'ouvre, mais nous sommes loin de connaître la fin du livre... POUR J.L. BORLOO: CAP SUR LA BIO-MASSE L'intervention de Jean-Louis BORLOO recentre le débat sur l'essentiel, selon lui: "Il faut absolument développer la Bio-Masse..." Il souligne, non sans raison l'immensité en France de nos Terres Agricoles qu'il faut utiliser massivement en faveur de la Bio-Masse, véritable trésor écologique. Une intervention qui montre bien toute la compétence et tout l'enthousiasme dont notre Ministre sait faire preuve, s'agissant de Développement durable, en cela, bien en ligne avec France GAMERRE, qu'il a d'ailleurs embrassée chaleureusement en repartant vers son Ministère... Outre notre Présidente et de manière non exhaustive, j'ai noté, représentant Génération Ecologie, la présence dans la salle, de Jean-Pierre CASTRIC, Responsable du 78, d'Alexandre LACOMBE, Responsable de l'Essonne, accompagné de son épouse Bernadette et de Patricia DORE, Responsable des Hauts de Seine... Un colloque utile pour une meilleure compréhension des nouveaux impératifs de notre Développement durable... Renaud SIRY 19 janvier 2008 Chacun son métier et les vaches seront bien gardées « Chacun son métier et les vaches seront bien gardées » dit un proverbe paysan. Et de fait, grâce à une spécialisation très poussé et une séparation claire des fonctions, tout est pour le mieux dans notre beau pays. Prenons par exemple la fonction du « Président de la République ». Son boulot c’est de faire en sorte que le peuple soit content ou à défaut qu’il n’entrave pas la marche des affaires par des manifestations intempestives. Pendant ce temps les principaux commanditaires de notre Président, soit les grands groupes industriels et médiatiques (Bouygues, Bolloré, Leclerc, Dassault, Rothschild, etc..) font des bonnes affaires. Le boulot du Président c’est donc de faire en sorte qu’il n’y ait pas de troubles. Il a pour cela deux moyens éprouvés: d’un coté le « bâton » (la police et l’armée) et de l’autre « la carotte » (le pain et les jeux). En démocratie il vaut mieux agir avec le second plutôt qu’avec le premier car c’est très mal vu de réprimer son peuple par la force. Ca fait désordre et ça fait fuir les capitaux et les milliardaires. Maintenant supposons qu’a cause d’une conjoncture défavorable (hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat, croissance négative, inflation galopante ou crise économique mondiale) le pain vienne à manquer. Il restera toujours au Président (ou au Roi car il y a aussi des monarchies, notamment dans le golfe) a actionner rapidement le levier « spectacles » afin que le peuple ne s’aperçoive de rien. Et côté spectacle on n’a rien à craindre puisque notre Président c’est le meilleur. A lui tout seul il remplace la troupe des « peoples » qui se battent pour occuper les plateaux télé. Finalement tout le monde est content: les gens qui voient du spectacle, le Président qui prend son pied à monter des comédies (parfois aussi des tragédies) et les sponsors qui voient, grâce à son agitation médiatique, leurs chaînes de TV et leurs journaux augmenter leur audience. Mais supposons que les braves gens se lassent de ces feuilletons abrutissants et qu’ils s’intéressent à leur pouvoir d’achat. « Patatras », c’est la faillite. Le Président est brocardé, les sponsors sont inquiets et l’UMP se fait des cheveux pour les municipales. Qu’a cela ne tienne, avant de lever le bâton, il reste encore à notre Président une recette qui a fait ses preuves dans l’histoire: la religion. Quoi ces honnêtes gens trouvent qu’il y a de l’abus et que certains en profitent trop. Que nenni! s’ils souffrent bien ici bas et se privent sans se plaindre alors le paradis sera pour eux un long fleuve tranquille où ils pourront pêcher éternellement. Mais cela n’arrivera pas car notre Président ne parle jamais de religion ni ne la recommande à quiconque. Quoi, il paraît que si ! Ah bon !C’est vrai que je n’ai pas regardé la TV ni lu les journaux ces jours-ci. Entre nous, pour les services qu’il rend aux grands argentiers de ce monde, notre Président est très mal payé. Ce sont les autres qui profitent et lui que fait le sale boulot. C’est pas juste. Ce n’est pas en lui offrant, de temps en temps, un billet d’avion pour Louxor ou une croisière de 4 jours au large de la Sicile, qu’on le rétribuera à sa juste valeur. A sa place je demanderais 10% de ce que je fais gagner à mes amis. Un pourcentage minable qui ferait certes pleurer de rire les « managers » des joueurs de football, mais qui pourrait dédommager notre Président pour ses représentations quotidiennes. Finalement le vieux proverbe paysan est inapplicable en France car, depuis que le général De Gaulle l’a lui-même affirmé, les français ne sont pas des veaux. Michel Villeneuve, Marseille 8 janvier 2008 Le
11 décembre 07, sur France-Inter, Pierre Moscovici, député
PS, s’est livré à une diatribe féroce contre Kadhafi.
Mais quand les socialistes étaient au pouvoir, pourquoi n’ont-ils
pas mis fin aux importations de pétrole libyen? Ce que Kadhafi
a fait aux infirmières bulgares, au médecin palestinien
et à bien d’autres, est horrible. Mais nous, que faisons-nous
avec le pétrole que nous lui achetons, ainsi qu’à d’autres
chefs d’Etat aussi « autoritaires »? Nos élus ont
laissé les travailleurs s’enferrer dans une monstrueuse transhumance
quotidienne ( en voiture particulière, en TGV, en TER, en bus,
en tram, en RER, en métro et même en avion) qui coûte
les yeux de la tête aux usagers et aux contribuables, y compris
les plus pauvres. Personne ne peut ignorer que tous les modes de transport
sont subventionnés directement ou indirectement. La pauvre TIPP
(19 milliards d’euros selon la Ministre Lagarde) est bien incapable
de régler les frais d’entretien que l’Etat prend à son
compte. Et comme c’est insuffisant, on emprunte de l’argent à
tout-va. Les bénéficiaires de ce mic-mac sont les Sociétés
qui construisent les infrastructures routières ferroviaires,
urbaines, les constructeurs de divers véhicules et tout ce qui
gravite autour de la mobilité, y compris les services hospitaliers…
En effet, notre mode de vie à roulettes provoque, chaque année,
la mort de 6000 personnes dont plus de la moitié survient sur
le chemin de travail. Des milliers d’accidentés restent estropiés
à vie. N’est-ce pas là, une forme de torture particulièrement
révoltante? C’est dire que nous n’avons pas de leçon à
donner à Kadhafi. Sur le plan proprement économique, c’est
la Bérézina. Ces déplacements renchérissent
le coût de nos productions, abaissent notre compétitivité
et fournissent un argument aux délocalisateurs. Aucun élu
n’a encore découvert qu’avec le cinquième de tout ce qui
est dépensé, dans les trajets quotidiens, par les travailleurs
et par l’Etat, il serait possible d’acheter toutes les matières
premières nécessaires à la production relocalisée
et compétitive des biens de consommation courante qui nous viennent
des Antipodes, pour le plus grand bonheur des Imports-Exports et le
plus grand malheur des esclaves qui les fabriquent dans des conditions
inhumaines. Que les élus de droite se livrent à ce jeu
de massacre, il paraît que ça se comprend, puisque ce sont
les valets du Grand Capital, comme disait Georges Marchais. Mais que
les socialistes laissent faire et même oeuvrent à cette
grande vadrouille, je ne comprends pas du tout. Certains d’entre eux
ont carrément opté pour la fuite en avant, dans tous les
sens du terme. Vallini, le député PS et président
du Conseil Général de l’Isère veut une autoroute
au milieu de Grenoble et Destot, le maire PS de cette même ville,
a déclaré dans un journal local que la France devrait
encore dépenser 43,5 milliards d’euros, pour s’assurer de bonnes
voies de communication. A droite, Fillon, grand amateur de voitures
de course, vient de promettre aux Stéphanois, le doublement de
l’autoroute entre Lyon et Saint-Etienne, pour 2012. Bussereau a décidé
la construction d’une autoroute, du côté de Pau, le lendemain
du Grenelle de l’Environnement… Je pense que nos élus ne savent
plus comment faire pour gonfler le PIB, alors ils utilisent de grossiers
expédients et tant pis si le remède est pire que le mal.
Le pays va donc continuer de s’enfoncer dans les dettes. La circulation
routière accapare plus de 50 millions de tonnes de carburant,
par an. C’est moins l’augmentation du prix du baril qui va précipiter
la faillite de la France, que le gaspillage que l’on fait de toutes
les sources d’énergie et des matières premières
utilisées dans la construction des véhicules. Qu’y a-t-il
dans la tête de nos élus et des citoyens qui réclament
encore des déviations et autres voies directes ? Il est vrai
que la manipulation va « bon train ». A la vérité,
la mobilité a, depuis longtemps, dépassé le niveau
de l’utile et de l’acceptable, pour devenir la version moderne du tonneau
des Danaïdes et une cause de souffrances incommensurables. Bravo
et vive la France ! 8 janvier 2008 Une supercherie nommée OGM et quelques autres inepties du même genre Ceux
qui veulent nous faire croire que les OGM vont résoudre le problème
de la faim dans le monde, sont de dangereux rêveurs : dangereux,
parce qu’ils se gardent bien de prendre en compte les conséquences
éventuellement fâcheuses de l’utilisation de ces nouveaux
organismes et leurs limites. La toxine (autre nom du poison) que l’on introduit dans les plants de maïs, pour lutter contre la pyrale, peut se révéler très dangereuse. Elle peut très bien remonter la chaîne alimentaire jusqu’à l’homme. Bien sûr, on va vous dire qu’elle est détruite dans l’appareil digestif des animaux qui vont manger ce maïs. C’est à vérifier. Or, sur un sol qui a conservé toute sa matière vivante, il existe une bactérie qui secrète cette toxine qui remonte le long de la tige de maïs et offre une protection incomplète, mais suffisante contre la pyrale. En outre, la plupart des ravageurs disparaissent du sol, quand il y a une rotation suffisante des cultures. Mais quand on fait du blé ou autre chose sur la même parcelle depuis 20 ans, voire plus, il ne faut pas s’étonner que les maladies et les ravageurs soient à la fête. Certains OGM sont faits pour résister aux désherbants les plus violents. C’est un nouveau crime contre la vie. En effet, les désherbants actuels « sélectifs » ont déjà tué 90% de la matière vivante qui, dans un sol sain, passe son temps à transformer les déchets végétaux et le fumier en engrais, tout ce qu’il y a de plus naturel et excellent pour les cultures. Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui a refusé d’entrer dans le système productiviste, dit très justement que nous ne faisons plus de culture, depuis longtemps, mais que nous ne faisons que gérer les pathologies végétales. Il évoque la culture du blé en 1950. Moi-même, je me souviens que dans ces années-là, les agriculteurs de mon village situé à 1000 m d’altitude arrivaient à produire 35 quintaux de blé, à l’hectare et même parfois à 40, uniquement avec un bon apport de fumier : calcul réalisé par mon père avec un voisin agriculteur. Le pain fait avec ce blé était excellent à tous points de vue! Aujourd’hui, on arrive à 80, voire 100 quintaux à l’hectare. Donc, il y a deux ou trois fois plus de tiges au m2 ; du coup, l’humidité entretenue par cette densité entraîne la prolifération de champignons microscopiques qui nécessite l’emploi de fongicides. Voilà une des nombreuses conséquences fâcheuses de l’agriculture productiviste. Avec les OGM, ces problèmes demeureront. Faudra-t-il introduire un gène pour combattre les champignons, un autre, pour combattre les pucerons qui font parfois d’énormes dégâts, un autre, pour éloigner les moineaux ? Les OGM ne supprimeront pas tous les traitements qui font déjà du mal au sol. Au contraire, les désherbants qui épargneront les seuls plants cultivés, achèveront de tuer la matière vivante. Bref, une catastrophe écologique annoncée, plus grave que l’affaire de l’amiante, de la vache folle, du sang contaminé réunis. Mais le plus gros mensonge est de nous faire croire que les récoltes seront beaucoup plus abondantes. Bref, on a l’impression que les végétaux transgéniques se nourrissent de l’air du temps. Or, quand on veut obtenir de bons rendements, il faut des sols naturellement très riches ou dopés aux engrais artificiels auxquels on ajoute, aujourd’hui, des oligo-éléments pour pallier la disparition de ceux qui étaient dans le sol, avant la folie productiviste. L’azote et le CO2 contenus dans l’air ne suffisent pas. En plus, il faut savoir que tous ces intrants artificiels sont tirés, en grande partie, des hydrocarbures et nécessitent de grosses quantités d’énergie pour leur fabrication : deux TEP (voire trois) pour produire une tonne d’engrais artificiel. Mais surtout, ils rendent les plantes gloutonnes et les amènent à puiser davantage dans les réserves humiques et minérales du sol. Ils sont bien incapables d’apporter les 20 à 30 éléments qui constituent un végétal. Il s’ensuit un appauvrissement des sols. Certes un mode de culture totalement artificiel existe : on l’affuble du qualificatif d’hydroponique, parce qu’on met dans l’eau distribuée au goutte à goutte, tous les éléments constitutifs d’une plante donnée. Cette pratique est déjà contestable pour la production de certains légumes, mais s’il fallait produire, de cette façon, toutes les denrées alimentaires nécessaires aux êtres humains, l’énergie disponible dans le monde ne suffirait pas. Si Kadhafi n’avait pas des puits de pétrole et quelques bonnes nappes phréatiques fossiles, il ne pourrait pas s’amuser à faire ses petits ronds de blé en plein désert. On est donc bien obligé d’utiliser la terre. Malheureusement dans de très nombreux endroits, les sols sont très dégradés. On estime qu’un cinquième des terres agricoles disponibles à la surface de la planète est dans un état alarmant, tandis que la population augmente encore un peu partout… Nous allons donc vers des pénuries alimentaires très graves et les OGM ne produiront pas plus que les plants traditionnels sur des sols appauvris, même si on les dope à l’engrais artificiel, jusqu’à l’overdose. Les seuls gagnants, de façon transitoire, seront les semenciers. En France, dans certains endroits de nos grandes plaines agricoles, le taux d’humus a chuté de 6% à 2% en 60 ans et dans l’ensemble de l’Europe et du monde, ce n’est pas mieux. Voilà le vrai problème. On nous fait croire que certains OGM seront peu gourmands en eau, mais la qualité des végétaux s’en ressentira : ils tiendront plus du carton pâte que d’un bon produit goûteux et nourrissant. D’ailleurs, les scientifiques ont reconnu que cette « frugalité » ne jouerait que sur 2 ou 3%, sinon la plante ne peut pas se développer. En outre, les modifications génétiques d’une plante abaissent souvent ses qualités alimentaires. Jean-Marie Bourre, dans son excellent ouvrage « Les aliments de l’intelligence et du plaisir » cite même le cas d’un soja transgénique qui est tout, sauf recommandable. Bref, Les OGM sont la version moderne du Père Noël. Et la manipulation va bon train. Je me souviens de deux reportages diffusés au cours de journaux télévisés. L’un montrait un africain qui revenait chez lui, avec un énorme régime de bananes sur l’épaule, tandis que le commentateur indiquait que ce résultat était dû à un plant transgénique, en climat semi-aride : un beau canular, puisque le bananier pousse dans un milieu chaud, humide et assez fertile. L’autre reportage montrait un jeune agriculteur Espagnol brandissant un énorme épi de maïs, d’une main et un autre, rikiki, de l’autre main. Le premier était un épi de plant transgénique et l’autre, un épi de plant traditionnel. L’image n’est pas une preuve. En réalité, il est très facile d’obtenir un plant de maïs énorme (transgénique ou non) avec des engrais artificiels ou un bon compost et de bons arrosages, tandis que le plant traditionnel sera mis à la diète. Le résultat est prévisible. Ces manipulations sont très fréquentes dans notre société. J’irai jusqu’à dire que c’est la règle générale. Prenons le cas des « biocarburants » qui sont tout, sauf bio, puisque ils nécessitent de grosses dépenses d’énergie pour leur fabrication, ainsi que de grosses quantités d’engrais artificiels. En fin de compte, une tonne de « biocarburant » dégage bien plus de CO2 et de déchets polluants qu’une tonne de gazole et contribue à l’appauvrissement des terres. Mais aucun commentateur des grands médias radiophoniques ou télévisuels n’a encore été autorisé à le dire. On se contente de dire qu’une tonne de « biocarburant » dégage 30% de CO2 de moins qu’une tonne de gazole, sans même révéler que sa valeur énergétique est également inférieure de 30%. Il y a quand même un changement : « biocarburant » tend à céder la place à «agrocarburant », mais ça reste un aberration économique et écologique. Cependant, les OGM pourraient se montrer utiles en médecine. Si l’on peut, grâce à eux, mettre au point et produire des médicaments efficaces personne ne s’en plaindra. Il y a de l’espoir de ce côté-là. Mais d’un autre côté, on laisse l’air, l’eau et les sols se dégrader, ce qui accroît toutes les pathologies. Quoi qu’il en soit, toute expérimentation en milieu bien fermé est toujours envisageable. Les grands lobbies continuent de nous mentir et de se mentir. Les Romains disaient : « Jupiter aveugle ceux qu’ils veut perdre ». Point n’est besoin de faire intervenir Jupiter ; la bêtise humaine attisée par le profit, la gloire ou tout autre mobile moins avouable fait très bien l’affaire. D’ailleurs, l’utilisation débridée que l’on veut faire des OGM, n’est qu’un aspect de l’utilisation suicidaire que l’on fait des ressources renouvelables ou non. En France, il y a longtemps que l’aménagement du territoire est devenu « destruction du territoire » pour le profit de quelques privilégiés. On vit dans l’illusion que l’on peut faire cracher à la terre, des quantités infinies de denrées alimentaires. Les gens ne savent pas que nos excédents agricoles sont dus à l’épandage annuel de 12 millions de tonnes d’engrais artificiels. Bref, une partie de notre nourriture est constituée d’hydrocarbures transformés en matière végétale. Le pire est que beaucoup de gens pensent que les OGM rendront les engrais artificiels et les pesticides inutiles. Quant à l’urbanisation, elle a dépassé, depuis longtemps, le niveau de l’utile, pour devenir un nouveau danger sur le plan écologique. 18% du territoire est artificialisé. Sur ce total, le tiers, soit 30.000 km2, est recouvert de béton et de goudron, ce qui entraîne des pollutions énormes, d’autant plus que plus de la moitié de cette surface est occupée par les routes et les autoroutes. Malgré cela, toute la classe politique fait l’union sacrée pour construire 500.000 logements, chaque année, ce qui engendre de nouvelles pollutions et une augmentation de la consommation d’énergie de l’ordre de 4 à 5 millions de TEP, alors que les pénuries de denrées alimentaires et d’énergie pointent à l’horizon. L’urbanisation à outrance est une façon de gonfler artificiellement le PIB jusqu’au jour où tout s’effondrera. Les élus socialistes ne se rendent même pas compte qu’ils font le bonheur des Capitalistes en général et du BTP en particulier, en réclamant toujours plus de logements sociaux. Il y a bien là un entêtement des plus inquiétants. Quand je dis à des élus (de gauche ou de droite), qu’il faut mettre fin à l’immigration, je me fais immédiatement clouer le bec, parce que c’est un cheval de bataille de Le Pen. Du coup, personne n’ose poser ce problème, comme il le faudrait et ça se terminera mal. Il y a déjà longtemps qu’un numerus clausus pour la population humaine aurait dû être fixé et pas seulement en France. Depuis des décennies, les « technocrates » font tout pour adapter les productions agricoles à l’augmentation de la population, en poussant les agriculteurs à doper leurs cultures, alors qu’il aurait fallu adapter le niveau de population aux possibilités agro-écologiques de chaque région, chaque biotope, améliorées par des pratiques respectueuses de la nature.
Je terminerai, en rappelant une parole d’un des plus grands biologistes
de notre époque, Jean-Marie Pelt qui a déclaré
en substance :« Si on continue à expérimenter ou
à utiliser les OGM en milieu ouvert, dans vingt ans, ce sera
la pagaille dans la nature ». L’humanité est bien engagée
dans cette voie. C’est à se demander si elle n’est pas programmée
pour s’autodétruire, à moins que cette situation soit
le fait d’un nombre plus ou moins important d’êtres humains qui
se moquent des générations futures comme de la génération
actuelle et qui mettent en pratique, cette parole attribuée à
Louis XV : « Après moi, le déluge ! ». Que
faire ? Nous sommes si peu nombreux à regarder la réalité
en face. La manipulation psychologique est si agressive et l’omerta
sur tous les vrais problèmes de notre société,
si écrasante, qu’il faudra un début de crise sévère,
pour que nos élus et la population se réveillent. 8 janvier 2008 De quoi peut-on être sûr en Politique ? Le tsunamis inattendu de Barak Obama dans les élections primaires du parti démocrate est-il lié a un changement profond de l’électorat américain ou à une habile manœuvre de désinformation et d’intoxication du parti Républicain? Personnellement je ne me risquerais pas à émettre des certitudes. La percé du sénateur afro-américain peut aussi bien indiquer un changement complet des mentalités de ce grand pays démocrate envers sa population de couleur qu’une manipulation de la presse acquise à 90% à l’administration Bush. En effet, il serait astucieux de la part des adversaires républicains de faire designer (via une campagne de presse sans précédents) un candidat démocrate n’ayant aucune chance d’être élu Président lors de la confrontation directe pendant la phase finale de cette presidentielle. Car si l’électorat américain semble mûr pour élire une femme comme Hillary Clinton il ne me semble pas encore prêt a mettre en place un Président noir. Dans ces conditions la mise en avant d’Obamak par les médias acquis au républicains, serait une astuce de taille. Cette vision de la politique est peut-être utopique mais je m’interroge sur la montée subite de Barak Obama grâce à une campagne médiatique hors du commun. Il est vrai qu’on pouvait aussi s’interroger sur la montée en puissance subite et inattendue de la candidate socialiste Segolène Royal au printemps 2006 grâce à une presse toute acquise au candidat Sarkozy ( Paris Match notamment). Cette mise en scène d’une femme candidate relativement peu connue alors que d’autres candidats socialistes comme Dominique Stauss-Kahn auraient été des challengers bien plus dangereux pour notre nouveau Président de la République, m’invite à me poser la question. Est-ce de la politique fiction ? Est-ce une vison trop éloignée de la réalité politique ou bien les médias sont-ils bien meilleurs qu’à l’époque d’Hitler ou de Staline? Je n’en sais rien, je m’interroge seulement. A voir le soutien apporté à Berlusconi puis à Nicolas Sarkozy par le « maître de la désinformation » américain (le conseiller US Daniel Perle), je suis bien en droit de me poser la question. Seules les personnes bénéficiaires de ces campagnes de presse à sens unique pourraient me donner la solution du problème, mais auront-elles le courage de le faire ? En attendant, la question reste ouverte. Michel
Villeneuve 24 octobre 2007 L’équipe de France de Rugby: trente joueurs, un seul gagnant Contrairement aux autres équipes engagées dans la le championnat du monde de Rugby ou entraîneurs, encadrants et joueurs se sont retrouvés dans le même bateau pour affronter leurs adversaires, l’équipe de France de Rugby éliminée en quart de finale par l’Angleterre n’a eu qu’un seul gagnant, l’entraîneur Bernard Laporte lequel a été nommé Secrétaire d’Etat du gouvernement en récompense des deux dernières défaites. C’est donc le seul représentant de la France qui perd a être gagnant dans cette aventure. Autre différence avec les autres équipes, c’est la surmédiatisation de l’entraîneur français qui contrairement ases collègues était devenu la star de son équipe alors qu’ailleurs se sont plutôt les joueurs qui brillent sous les spots des télévisions. Bernard Laporte qui mélange allégrement les affaires, le sport, les médias et la politique est en train de devenir l’emblème de ce Gouvernement où les intérêts personnels sont étroitement intriqués aux affaires publiques et aux médias. Est-ce la préfiguration de la nouvelle gouvernance ou une nouvelle exception française ? La France championne du monde du management rugbystique voilà un titre auquel on ne s’attendait pas. Michel
Villeneuve 5 octobre 2007 Lancement
de « mon science.gouv.fr » et de Mobile.science.gouv.fr Mon science.gouv.fr A l’occasion de la fête de la
science, Science.gouv.fr le portail de la science lance « Mon
Science.gouv.fr ». Cet espace propose une sélection de
fils d’actualités scientifiques (Flux RSS) provenant des établissements
de recherche français (CEA, CNES, CIRAD…). Pour consulter l’univers « mon
science.gouv.fr » :
Désormais
il est possible de se tenir informé des dernières actualités
scientifiques en se connectant sur http://mobile.science.gouv.fr
, l’édition spéciale de Science.gouv.fr dédiée
aux mobiles. 25 août 2007 L’écologie
politique : Les résultats électoraux des écologistes sont très faibles dans des élections nationales (présidentielle et législatives…) car les scores ont rarement dépassé les 5 % dans ces types de scrutins. Et cela ne concerne pas que la France car l’écologie ne fait pas plus recette chez nos voisins. Les piètres scores électoraux de Ralph Nader aux USA en sont le meilleur exemple. Pour l’immédiat l’écologie est traitée comme l’humanitaire; on fait des dons, mais on ne vote pas pour. Est-ce à dire que l’écologie ne doit pas faire de politique comme le préconisent certains et que ce domaine doit rester dans les antres des écrivains médiatiques, dans les laboratoires des scientifiques spécialisés ou parmi les activités des associations de sauvegarde de la Nature ? Nous ne le croyons pas pour une raison simple: c’est qu’une élection c’est la réponse immédiate à des problèmes du moment. Or, les problèmes écologiques sont en devenir, mais ne sont pas encore ressentis comme une urgence par nos concitoyens. Pourquoi l’Ecologie ne fait pas de voix ? Les raisons généralement avancées sont multiples: division des écologistes, manque de réalisme, absence d’idées claires et directement applicables, absence de leaders charismatiques ou de responsables reconnus, impossibilité de gouverner un pays tout seul, etc.… ) Mais les vraies raisons ne sont pas là. Pour nous les deux raisons principales du piétinement du vote écologiste sont : - La non-intégration collective de l’urgence écologique. Même si les scientifiques ou les groupes intergouvernementaux spécialisés sonnent régulièrement le tocsin, les catastrophes écologiques ne sont pas encore visibles dans la vie quotidienne des français. La réduction de la biodiversité n’est pas évidente sur les étals des super marchés et les changements climatiques produiront leurs premiers effets non contestables à partir de 2009. Bref, les contraintes écologiques n’affectent pas encore suffisamment notre quotidien (si ce n’est à travers les taxes écologiques) pour être une priorité. Ainsi des trois pensées politiques actuelles (libéralisme, socialisme et écologisme) seule la première répond aujourd’hui aux attentes immédiates des citoyens. En effet, le socialisme a répondu naguère aux besoins de la classe ouvrière voulant profiter des avantages de l’industrialisation comme il est évident que l’écologisme répondra demain à la nécessité d’ajuster les modes de vie aux possibilités offertes par notre environnement c’est-à-dire notre Planète. Par contre, le libéralisme porté par Nicolas Sarkozy en France et par Georges W.Bush aux USA, répond à la nécessité immédiate de ne pas baisser de mode et de niveau de vie et de maintenir les aides sociales de solidarité à un niveau acceptable fusse au prix d’un pillage inconsidéré de la Planète (et donc de notre avenir). Pour l’électeur et pour son corollaire l’élu, l’échéance est à cinq ans alors que les échéances écologiques ont à 10 ou 15 ans. L’élection, on l’a déjà dit, étant une réponse immédiate à un besoin pressant il n’est donc pas surprenant que le candidat libéral soit élu aujourd’hui face au candidat du passé (le socialiste) et à celui de l’avenir (l’écologiste). - La deuxième raison du rejet d’une politique écologique: c’est le coté contraignant en termes de travail (tri des déchets par exemple, réduction de la vitesse des automobiles, etc.…) et de finance (taxes écologiques). Une écologie qui procurait des avantages substantiels sans imposer de contraintes serait évidemment mieux acceptée. Mais cela c’est de l’utopie. En effet, Il est plus facile de fournir à tout le monde des avantages et tapant outrageusement dans l’héritage commun de la Nature que de demander à nos concitoyens d’être économes afin de garantir l’avenir des autres. La sauvegarde du milieu imposera, quand l’héritage sera dilapidé, des sacrifices pour tout le monde. Voter aujourd’hui pour le candidat qui promet de l’écologie sans efforts et sans contraintes tout en sachant qu’il n’en fera rien, c’est pure hypocrisie de la part de l’électeur. Mais le monde est ainsi fait que les Cassandre n’ont jamais fait recette dans aucun pays. Doit-on supprimer l’écologie politique ? Ayant fait ce constat, on pourrait se dire que l’écologie doit immédiatement quitter le champ de la politique et se consacrer à l’écriture ou au nettoyage des rivières et des plages. C’est un peu court comme idée, car même si les partis écologistes ne font pas recette électoralement, ils n’en restent pas moins une source d’inspiration irremplaçable. Les idées médiatisées par Nicolas Hulot et ses confrères étaient déjà dans les programmes des partis écologistes depuis des décennies et la plupart des annexes écologiques des autres partis en sont également issues. D’un autre coté, comme il existe quand même un vote écologique, il faut donc qu’il y ait une offre pour ces électeurs. Enfin, on ne faut pas supprimer les partis écologistes car lorsque les problèmes écologiques deviendront des sujets de préoccupation quotidiens et permanents les citoyens seront bien contents de trouver un bulletin de vote écologiste dans les bacs des bureaux de vote. Lorsque l’écologie répondra effectivement à un besoin devenu immédiat, le vote écologique prendra son essor. Mais ce n’est pas pour demain matin mais pour dans 10 ans, c’est-à-diree après-demain. Que faire en attendant? La bonne question c’est en effet de savoir comment maintenir un parti écologique en état de marche, en attendant. Pour rester en état de marche et pour progresser, un parti écologique a besoin des mêmes choses que les autres partis politiques: c’est à dire: des idées cohérentes, des militants, de la proximité et des sous. Et c’est là où les choses se compliquent. Des idées, les écologistes n’en manquent certes pas mais il faut qu’elles deviennent cohérentes entre elles et directement applicables. Des militants il y en a malgré tout, mais ils sont dispersés dans quantité de clubs, de chapelles et d’associations. Il faut donc les rassembler en un seul parti. La proximité viendra d’une meilleure implantation territoriale des élus et des militants. En effet, les élus ou les militants écologistes bénéficient généralement d’une bonne opinion même si celle-ci ne se traduit pas en vote favorable, mais rares sont les habitants qui peuvent côtoyer des écologistes dans leur quartier. La présence sur le terrain qui fait la force des élus en général doit aussi faire celle des écologistes. Enfin le nerf de la guerre c’est l’argent et ça c’est un problème récurrent chez les écologistes car les généreux donateurs qui font le bonheur de certains partis politiques n’ont aucune sympathie particulière pour ceux qui ne pas sont sensibles à leurs affaires. En conclusion, on peut dire la raison principale du faible vote écologique est dû au fait que les questions écologiques ne sont pas encore vitales. Il faut cependant maintenir l’écologie politique en place pour pouvoir répondre aux attentes des quelques milliers de citoyens responsables qui deviendront des millions demain et une large majorité après-demain. Mais,
comme le souligne le diction « aide-toi et le ciel t’aidera ». France Gamerre, Présidente de Génération Ecologie 06 50 58 36 50 Michel Villeneuve, porte-parole de Génération Ecologie 06 16 58 81 73 25 août 2007 Pourquoi
ne suis-je pas invité par de riches amis à passer Oui, j’envie Nicolas Sarkozy à qui de riches amis ont loué une villa à plus de 20 000 dollars la semaine pour qu’il puisse passer de vacances de milliardaire. De ma vie je n’ai jamais reçu une telle invitation et quand j’ai pris des vacances j’ai du régler moi-même toutes mes factures car même les hôteliers n’ont pas voulu m’inviter gratuitement. Alors je me demande ce que tout cela cache car les riches magnats qui prêtent des villas et des yachts attendent généralement quelque chose en retour. De fait j’ai rarement entendu dire qu’il invitaient des clochards ni même leurs propres employés. Alors que peut bien donner en échange le Président de la République française qui si j’ai bien compris ne roule pas sur l’or ? Est-ce des honneurs, des médailles ou des marchés publics ? La question reste ouverte. J’entends bien les officiels comme le député Yves Jego sur RMC nous dire que tout ça c’est une affaire privée qui ne regarde pas le citoyen. Certes, mais quelqu’un qui à la main mise totale sur l’Etat concerne tout le monde. J’ai encore en mémoire le souvenir de notre PPDA national, présentateur favori des français, lorsqu’il était inquiété par la Justice pour avoir bénéficié d’un billet d’avion gratuit de la part du gendre de Michel Noir, pour se rendre à un fête à Lyon. Que n’a-t-il dit aux juges que c’était une affaire privée. Comment pouvait-il savoir d’ou venait l’argent de ce billet .Mais il y a longtemps: c’était une autre époque. Michel
Villeneuve 18 août 2007 Lettre ouverte à Monsieur le Député, René Dosière Dans le Monde du 5 Août, vous vous demandez de quelle façon Sarkozy règle la note de ses vacances aux USA. Personnellement, je ne me pose pas cette question. En effet, Dès son élection, Sarkozy s’est affiché comme l’ami des puissants, en acceptant l’invitation de Bolloré sur son véritable navire de croisière. Il faut savoir aussi qu’il dispose d’une Suite au Royal Hotel d’Evian. Son séjour aux USA aurait été payé par un ami, certainement pas un smicard. Ce genre de procédé ressemble fort à une collusion paradoxale entre le grand Capital et un chef d’Etat élu par le peuple. Dans un ouvrage intitulé « La légende de demain », Albert Jacquart craint que la société n’évolue vers une minorité de très riches, encore plus importante qu’aujourd’hui et une grande majorité de gens vivant chichement, mais gavés de télévision et autres loisirs « modernes ». Bref, du pain et des jeux. Dans différents pays ensoleillés du sud de l’Europe, des promoteurs achètent d’immenses terrains sur lesquels ils construisent des villas de luxe. Ces lotissements sont entourés de grilles robustes, des gardes patrouillent sans arrêt et on doit montrer patte blanche, pour y pénétrer. Regardez les émissions de télévision. Beaucoup sont consacrés à l’éloge des riches dont on nous montre les villas somptueuses, voire les palais. J’y vois une manipulation psychologique destinée à ancrer dans la tête du bon peuple qu’il y a d’un côté, les riches présentés comme des êtres supérieurs et de l’autre, ceux qui ne sont pas malins et qui doivent accepter une condition matérielle précaire. Le sport professionnel est une autre machine formidable à décerveler le peuple. Si on livre à l’admiration du peuple, des sportifs auxquels on fait des ponts d’or, c’est bien dans le même but. Comment voulez-vous qu’un smicard ou un bénéficiaire du RMI qui consacre une petite somme assez rondelette, toutes les semaines, pour aller contempler des coffres-forts ambulants, ait envie de contester les injustices grandissantes de notre société ? Que la droite ait laissé se développer ce genre de société profondément injuste, cela se comprend. Mais j’en veux à la gauche qui est tombée dans le piège de la macro-Economie. Vous devez vous souvenir de l’époque où le PS recevait des dons, contre des autorisations de construction d’hypermarchés. Or, ce système de distribution (bel euphémisme) nous coûte au moins, 400.000 emplois. En effet, tout le commerce, à quelques rares exceptions, aurait pu et pourrait se faire dans des unités à taille humaine, réparties au plus près des gens. Aujourd’hui, presque tout le monde est obligé de prendre sa voiture pour aller faire ses courses. La grande Distribution est plutôt une grande distribution de fric pour les patrons et les grands actionnaires de ce système. Il faut y ajouter les actionnaires des grandes Sociétés de construction d’automobiles, de négoce du pétrole et de BTP chargé d’agrandir les routes et de faire les accès et les parkings des « grandes surfaces ». Ce système facilité par la gauche a bien servi les intérêts de la Droite dont la chasse gardée était les Sociétés que je viens de nommer. Il aboutit à du chômage, de la pollution et au massacre de grandes étendues de terres agricoles. On voit donc, de nos jours, le triomphe du Grand Capital et les dégâts qu’il cause. Entre l’ultra-libéralisme que nous subissons et le communisme totalement irréaliste que prônent encore certains gauchistes, il y a place pour une multitude de systèmes intermédiaires bons pour le peuple et respectueux de la nature. Il suffit d’avoir un peu d’imagination. Je terminerai, en signalant que même un écologiste assez célèbre a permis l’installation d’un hypermarché près de sa ville dont le centre a perdu une partie de ses commerces de proximité. Il y a de quoi s’asseoir et pleurer. Veuillez agréer, Monsieur le Député, toutes mes salutations et l’expression de ma grande tristesse, devant l’aveuglement de la Classe Politique. Michel
Evrard, retraité de l’Enseignement Agricole (matière générale). 9 août 2007 Des loups, des ours et des hommes Je suis contre la présence des loups en France, parce que l'implantation humaine est trop élevée et que nos modes de vie ont bien trop changé. Cela, les passionnés de loups ne l'ont pas compris ou ne veulent pas le comprendre. Pour qu'il y ait des loups vraiment « naturels » en France, il faudrait que la population humaine ne dépasse pas 35 millions d'individus et malgré tout, des battues seraient nécessaires, de temps en temps. Notez que j’utilise toujours le mot « loup » au pluriel. Ceux qui nous les ont imposés, utilisent toujours le singulier. C’est significatif. Quand j'étais dans les mouvements écologistes, j'ai eu l'occasion de fréquenter ces faux écolos, mais vrais extrémistes animaliers. Ce sont des égoïstes. Des loups, il y en a assez dans certaines régions d’Europe où les bergers se contentent d'une vie humble améliorée sans doute, par quelques aides de l’UE, comme dans les Abruzzes. Récemment, à Pontsappey, en Savoie, une meute de loups a fait de nouveau, un carnage dans un troupeau de moutons. Même un chien Patou a été égorgé. Le problème des ours dans les Pyrénées est similaire, même si cet animal n’a jamais disparu de cette région.. On a le droit de regretter l’époque (les années 1930) où il y en avait encore entre 150 et 200. Les bergers n’avaient que de petits troupeaux qu’ils gardaient, parfois le fusil à l’épaule. Quand un ours trouvait leurs moutons trop appétissants, ils l’abattaient. C’était toléré et le plantigrade finissait dans les assiettes. Aujourd’hui, tout a changé dans cette région, (même trop). Nous ne vivons plus, comme au début du 20° siècle. Ré-introduire coûte que coûte des ours (ou des loups), revient à lâcher un éléphant dans un magasin de porcelaine. Les voyous à pitbull des banlieues chaudes ne sont pas pires que ces faux écolos. Il y a assez d’ours dans les monts Cantabriques, au Nord de l’Espagne. Ceux qui veulent les voir, n’ont qu’à aller là-bas. Tout ça pour faire plaisir à quelques extrémistes animaliers dont le poids électoral est nul, tandis que les contribuables sont invités à régler la note et que les montagnards Alpins et Pyrénéens sont plongés dans le désespoir. Mais dans quelques années, la situation pourrait bien changer. L'Etat ne pourra pas continuer encore longtemps de balancer des centaines de milliers d’euros, chaque année, pour indemniser les bergers et payer une armée de gardes. En effet, notre Economie continue de plonger et la dette publique qui a encore pris deux milliards en Mars, suit un mouvement inverse. Nos hommes politiques feraient mieux de s’occuper de l’état de nos terres agricoles appauvries par 50 ans de surexploitation à coups d’engrais artificiels qui dopent les plantes et les obligent à puiser de façon excessive, dans les réserves humiques. Dans la plupart de nos grandes plaines agricoles, le taux d’humus est passé de 6% à 2% . L’érosion pluviale y fait des ravages difficilement réparables. Et l’on continue à balancer 10 à 12 millions de tonnes d’engrais artificiels, chaque année. Les nappes phréatiques sont polluées et au plus bas, parce qu’elles n’ont pas le temps de se recharger. Le plus révoltant est le tapage fait au sujet des « biocarburants » fabriqués à coups d’engrais artificiels tirés en grande partie, des hydrocarbures… Certains agriculteurs vont jusqu’à utiliser du blé, comme combustible. Reçoivent-ils des subventions, pour ce bel exploit ? Pendant ce temps, sur nos belles routes de France, nous brûlons 50 millions de tonnes de pétrole (raffiné), par an. Nous ferions mieux de faire des économies de ce côté-là. Ce serait tout bénéfice pour la nature et nous pourrions nous passer des « biocarburants » dont la fabrication et la combustion dégagent, au final, plus de CO2 que le gazole et concourent, en plus, à l’appauvrissement des terres. Je terminerai en rappelant que trois millions de personnes, en France, n’ont pas les moyens de s’alimenter correctement. Si nous ne sommes pas dans une société de fous, nous n’en sommes pas loin.
Michel Evrard, retraité de l’Enseignement Agricole (matière
générale). 9 août 2007 Que signifie la visite des Sarkozy chez les Bush ? Après les visites privées de l’espagnol Aznar, de l’italien Berlusconi, de l’anglais Blair et de l’ancien dirigeant polonais dans le ranch de la famille Bush, voici une nouvelle visite privée d’un dirigeant de la droite européenne dans les domaines personnels des époux Bush. Est ce un hasard? probablement pas car les hasards sont plutôt rares en politique. Le choix des USA et d’un site proche d’une propriété du clan Bush comme lieu de villégiature du Président français ne doit probablement rien aux promotions de dernière minute des agences de voyage. Cette rencontre très familiale d’un membre de la famille politique de Bush a certainement une signification plus profonde que la rencontre fortuite de deux chefs d’Etats en vacances dans la même région. Au delà de ses fonctions officielles de Président des USA, Bush est le porte-parole du libéralisme mondial (il n’en est pas le chef car ce dernier n’est pas connu du public) et à ce titre se doit de défendre et d’aider les porte paroles-nationaux de cette famille politique. Cette aide était évidente dans la campagne électorale de Silvio Berlusconi où la maison blanche avait dépêché sur place son meilleur spécialistes des élections avec des moyens matériels et financiers quasi-illimités. Cette aide aura permis au « Cavalière » de combler soit impressionnant retard face à Romano Prodi à défaut d’être réélu. Le soutien actif de Bush à Aznar, aux jumeaux qui dirigent la Pologne ou aux néo-révolutionnaires hauts en couleurs des ex-républiques soviétiques était plus discret mais tout aussi efficace malgré l’échec du dirigeant espagnol victime d’une opération de dernière minute d’Al Kaîda. La question que l’on peut légitimement se poser est: Bush est-il intervenu dans la campagne présidentielle française en faveur de Nicolas Sarkozy ? Si tel était le cas, il n’aura pas eu beaucoup de travail car, contrairement au dirigeant Italien, Nicolas Sarkozy a toujours été en tête des sondages face à sa pale concurrente de gauche. Aussi notre Président n’aura pas beaucoup de remerciements a adresser à son homologue d’outre-Atlantique et les repas en famille n’en seront que plus conviviaux. Ainsi les deux Présidents pourront sereinement parler de l’avenir de l’Europe que George Dabeliou verrait plutôt comme une base avancée contre les ennemies du libéralisme. Mais au moment de passer au salon pour le pouce café, il est probable que le Président des Etats-Unis demandera à son ami français en quoi le grand frère américain peut être utile au pays de Louison Bobet et de Bernard Hinault. C’est alors que Nicolas qui a pu constater de visu, en juillet dernier, que les concurrents français du « Tour de France » faisaient pale figure, pourrait lui demander de « prêter » son ami texan Greg Lhemond, pour entraîner la « Française des jeux » l’an prochain. Ainsi les vacances américaines de notre Président pourraient être à l’origine du retour du « maillot jaune » sur des épaules françaises ce qui justifierait, en partie, le prix exorbitant de la location estivale de la famille Sarkozy. Michel
Villeneuve 3 août 2007 De la nécessité d’une nouvelle gouvernance Dans une interview au Journal du dimanche, le député UMP Jean-Pierre Grand a proposé son siège à Dominique de Villepin, mis en examen dans le cadre de l'affaire Clearstream. L'ancien Premier ministre a été mis en examen vendredi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés de l'enquête. Soupçonné d'avoir participé à une manipulation visant à nuire à Nicolas Sarkozy, il a fait appel du contrôle judiciaire qui lui a été imposé et qui prévoit le versement d'une caution de 200.000 euros ainsi que l'interdiction de rencontrer les protagonistes de l'affaire, dont l'ancien président Jacques Chirac. "En traitant Dominique de Villepin comme s'il était à la tête d'un réseau de trafiquants de drogue, les juges et les policiers portent atteinte à la démocratie", estime Jean-Pierre Grand, qui avait comparé vendredi cette affaire à l'affaire Dreyfus. "Nous sommes suffisamment nombreux comme députés à le soutenir pour que l'un d'entre nous fasse le geste politique fort de démissionner afin qu'il puisse siéger à l'Assemblée nationale." "Je suis prêt à lui proposer le mien si cela peut être utile à la défense de son honneur et de la démocratie", ajoute-t-il. Je trouve les propos du député UMP profondément choquant. Jean Pierre Grand semble ainsi oublié qu’il n’est pas titulaire d’une charge mais élu au suffrage universel dans le cadre de sa circonscription pour représenter les citoyens français. La vision d’un député qui semble considérer son mandat de député comme un simple moyen de bénéficier d’une immunité ne fait pas honneur à la démocratie. C'est précisément là que se situe l'atteinte à la démocratie évoquée par Jean Pierre Grand. La République du 21ème siècle a besoin d’exemplarité et de méritocratie, deux principes qui doivent trouver corps dans la réforme institutionnelle initiée par le Président Sarkozy. Les pratiques de ce député, dignes du 2nd Empire, sont d’un autre âge. Yoann
GONTIER 10 juillet 2007 Quel avenir pour l’écologie politique en France ? Après les résultats décevants des partis écologistes et notamment des Verts à l’élection présidentielle (1,57%) et aux élections législatives (entre 3 et 5% au total) on peut légitimement se poser cette question. Contrairement à une opinion très répandue aujourd’hui selon laquelle l’écologie politique n’a aucun avenir dans notre pays, je pense qu’elle aura la même place quedans les autres pays européens. La disparition de l’écologie politique ne doit pas être une exception française. Cependant, cet avenir dépend en grande partie de la réaction des partis écologistes aux pressions exercées par les autres partis politiques, lesquels s’efforcent de réintégrer l’écologie politique en leur sein. Ils devront également résister à la pression des associations qui, a l’instar de Nicolas Hulot et avec l’aide des pouvoirs publics (grâce au Grenelle de l’environnement), s’efforcent de limiter l’écologie au champ associatif. Ils devront aussi tenir compte de l’opinion publique qui considère que les partis écologistes sont trop dispersés pour être efficaces. Les partis politiques ont, de tout temps, cherché à récupérer l’écologie pour en faire une annexe de leur programme et pour ainsi mieux l’étouffer. Il n’y a donc pas lieu de s’alarmer des nouvelles tentatives qui comme les précédentes n’aboutiront pas à la disparition totale des partis écologistes. En effet, dès que les partis classiques se retrouvent au pouvoir, ils deviennent l’otage des entreprises anti-écologistes qui les ont soutenu médiatiquement et financièrement. Leur marge de manœuvre est donc très étroite alors que les problèmes écologiques envahissent de plus en plus l’actualité. C’est à ce moment-là que les électeurs se rendront compte de l’utilité d’un vrai parti écologiste. Car, il ne faut pas se tromper sur le sens du vote UMP aux dernières élections. Les électeurs écologistes qui ont voté pour l’UMP ne font pas une confiance aveugle à ses dirigeants pour écarter les menaces liées aux changements climatiques même si Nicolas Hulot leur a décerné un certificat de « bon écologiste» (qu’il a par ailleurs refusé à certains autres leaders de partis écologistes). Le vote écologiste en faveur de Nicolas Sarkozy a la même signification que celui des électeurs du Front National. C’est un vote d’essai autant qu’un vote alibi. Un vote d’essai car, après des décennies au cours desquelles les Ministres de l’Écologie ont fait part de leur impuissance a agir, les électeurs se sont dit qu’ils ne risquaient rien d’essayer autre chose. C’est aussi un vote alibi, car en cas d’échec des gouvernements présents et à venir de Nicolas Sarkozy, l’électeur pourra toujours dire qu’il a été trompé par ce dernier et qu’il n’a donc lui-même aucune responsabilité dans les crises survenues depuis. L’illustration de ce principe est la réélection de Georges W. Bush aux États-Unis. Peu d’américains croyaient que Bush gagnerait sa guerre en Irak mais ils ont voté pour lui car, en cas d’échec total de sa politique au Moyen-Orient, il devenait un bouc émissaire idéal. Sa demande actuelle de destitution par une partie de l’opinion publique américaine en est un exemple frappant. Enfin, il ne faut pas non plus se tromper sur les enjeux des dernières élections. Face à la nécessité d’un plan drastique et contraignant pour atteindre les objectifs d’une vraie politique de développement durable, les pollueurs ont sorti l’artillerie lourde pour éliminer la menace écologiste contre leurs intérêts. De même une grande partie de l’opinion publique en a profité pour repousser de cinq ans, au moins, les mesures coercitives nécessaires. A ce jeu-là la première victime, c’est bien entendu, l’écologie politique. Mais, au bout du compte, le perdant sera l’électeur lui-même pour avoir écouté ceux qui lui préconisaient de s’adonner aux « médecines douces » plutôt que faire confiance au médecin ou au chirurgien. Mais cela n’exonère pas les partis écologistes et surtout leurs leaders de leur responsabilités. La première d’entre elles c’est d’entretenir des chapelles écologiques et une biodiversité des partis dont ils sont les seuls à voir les différences. L’électeur lui ne perçoit pas ces différences et il vote indifféremment pour le premier bulletin écologique qui, au bureau de vote, lui tombe sous la main. C’est ce qui permet à des partis n’ayant aucune action écologiste et parfois financés par des partis au pouvoir (comme le « Trèfle » qui a perçu des indemnités de députés UMP) de recueillir des voix en imprimant en grand format le mot « écologiste » sur leur bulletin de vote. Les électeurs de la mouvance écologique ne reconnaissent que le mot « écologie » ou la couleur verte représentant ce courant de pensée. Pour lui, toute subdivision en partis, groupes ou courants est totalement artificielle et ne correspond qu’à des obédiences ou à des cultes de la personnalité. Les partis écologistes seront donc obligés à se regrouper sous peine de disparaître à l’instar des petites entreprises qui sont liquidées ou absorbées par de grands groupes. Ils sont obligés de s’associer car, pour résister aux pressions décrites pus haut, ils doivent atteindre une masse critique et avoir un ancrage véritable dans le tissu politique local. Sont-ils concurrents avec les grand
partis ? Non, pas plus que les entreprises spécialisées
ne sont concurrentes des grandes surfaces polyvalentes car ces dernières,
si elles vendent de tout à un prix imbattable, ne sont finalement
spécialistes de rien et n’assurent aucun suivi, ni aucun service
après-vente. Ce regroupement du courant écologiste en un seul parti, une seule étiquette et une seule couleur (le vert probablement) répondra à la demande de lisibilité que réclament tous les électeurs. Il permettra aussi de démasquer les partis imposteurs qui attisent les divisions au bénéfice de leurs commanditaires que sont les grands partis au pouvoir. Ce qui est valable pour l’écologie, l’est aussi pour tous les courants de pensée politique. Il y a dans notre pays plusieurs courants de pensée représentés par une seule idéologie, une seule couleur mais par plusieurs partis politiques issus, pour la plupart, de la mégalomanie de leurs dirigeants. Le tricolore représente le courant nationaliste, le bleu représente le conservatisme et le libéralisme, le rose représente le socialiste, le rouge le courant anti-libéral et le vert le courant écologiste. On pourrait y rajouter l’orange s’il existait réellement, dans notre pays, un courant centriste ou social-démocrate. Chacun de ces courants comprend entre deux et cinq partis différents qui se distinguent uniquement par leur leader, par une mode ou par une réponse à une question du moment. Ce n’est pas suffisant pour leur assurer une pérennité ni pour fidéliser un électorat. L’expérience du MPF de Charles Pasqua en est un bon exemple. Mais que chacun fasse son ménage. Le seul qui m’intéresse ici c’est celui de l’écologie politique car celle-ci est menacée de disparition au moment même où les problèmes écologiques deviennent de plus en plus prégnants. Devra t-on s’en remettre, pour terminer les guerres et de conflits, à ceux qui en sont les responsables tout simplement parce que ceux qui avaient dénoncé ces menaces, à l’instar de Jaurès, auront été préalablement éliminés? J’appelle tous les écologistes, militants, adhérents ou sympathisants, à prendre conscience de ces menaces et à se réunir pour refonder « l’écologie politique » sur la base d’un seul groupe indépendant, d’une seule couleur, d’un seul idéal et d’un seul projet car il ne faudra pas compter sur les puissants lobbies anti-écologistes ni sur l’égocentrisme des leaders écologistes actuels (à ce jour une seule Présidente de parti à répondu à ma lettre de mise en garde) pour le faire à notre place.
Michel Villeneuve 24 juin 2007 Faut-il sortir du développement ? 1ère partie : [Télécharger] 2ème partie : [Télécharger] 22 juin 2007 Une belle pub allemande défend les couleurs du vent au festival de la publicité de Cannes Du 17 au 23 juin se déroule
à Cannes le 54 ème festival international de la publicité.
Une publicité allemande pour le développeur éolien
Epuron, réalisée par l'agence Nordpol Hambourg Creative,
y sera présentée. Ce spot nous parle avec beaucoup de
subtilité d'un thème qui nous est très cher : l'énergie
éolienne…J'ai adoré. 22 juin 2007 Le texte a été envoyé par Jacques Gollion. L'idéologie des écologistes nuit à la santé de la terre [Télécharger] 7 juin 2007 Lettre ouverte aux responsables écologistes Je crois utile de vous envoyer cette lettre car j’ai l’impression que vous n’avez pas bien saisi la situation actuelle de l’écologie politique ni les menaces qui pèsent sur elle, en France.
A mon humble avis, les grands partis politiques de pouvoir soutenus
pas tous les lobbies anti-écologistes (au premier rang desquels
se trouvent les principaux pollueurs) ont juré de rayer les partis
écologistes du champ politique et ce pour deux raisons principales
: La méthode est simple, c’est celle du chasseur. Au lieu d’attaquer tous les écologistes en même temps, on les élimine les uns après les autres. La loi électorale de 2003 empêchera les partis les plus faibles d’obtenir un financement. Ensuite viendra le tour des autres. Parmi le premiers visés par la meute se trouve Génération Ecologie victime d’un trahison du « Trèfle-Nouveaux Ecologistes » lequel n’a pas respecté l’accord électoral avec le MEI, GE, et le MHAN. Demain, ce sera au tour du MEI et après demain celui des Verts. Ne pas prendre conscience de cette situation serait catastrophique pour l’avenir de l’Ecologie politique en France, car sans elle, l’écologie ne dépendrait que du bon vouloir des partis ayant des intérêts opposés à ceux de l’Ecologie. Pour résister à cette mise à mort, il n’y a qu’une solution: le regroupement de tous les écologistes dans un parti unique dont la vocation principale sera la « défense de l’Environnement » et la mise en œuvre d’une politique de « développement durable ». Cela suppose que nous fassions table rase de nos antagonismes antérieurs pour se consacrer à assurer l’existence, en France, d’un parti écologiste indépendant capable de faire pression sur les gouvernements successifs, par le biais des élections. Cela ne veut pas dire que ce parti ne contractera pas des alliances mais que celles-ci ne seront pas obligatoirement électorales ni dédiées à un seul partenaire. En espérant vous avoir convaincu de l’urgence qu’il y a à organiser la défense de l’écologie politique face à des adversaires riches et puissants et en espérant que votre réponse ne parviendra pas après la disparition totale des partis écologistes, je vous adresse mes plus cordiales salutations. Michel Villeneuve Porte-parole de Génération Ecologie villeneuve65@hotmail.com Tel : 06 16 58 81 73 http://michelvilleneuve.fr NB: Pourrais-je obtenir votre adresse de Courriel pour vous contacter par internet? 18 avril 2007 Refondation de l’Ecologie politique: entre nécessite et précipitation Au vu des sondages actuels et après vingt ans de pratique de la politique du pire par les différents partis écologistes, on pourrait penser que la politique du pire est la pire de politiques. Ce n’est pas tout à fait vrai car si la nécessite de refonder l’écologie politique ne fait plus de doute, la mise au même niveau de l’ensemble des formations écologistes est peut être une chance pour cette refondation. Jusqu'à présent ceux qui étaient les mieux lotis en termes de voix, d’élus ou de finances imposaient leur loi aux autres sans même les écouter. Ce qui au final a conduit à la parcellisation de l’écologie et la docilité voire allégeance de certains écologistes vis-à-vis des partis de gouvernement. A bout du rouleau, il ne reste plus que les 1% d’intentions de vote en faveur de la seule candidate écologiste encore en lice, Dominique Voynet. A partir de maintenant il ne reste plus que deux solutions pour l’écologie politique : soit se fondre dans l’écologie associative qui intéresse beaucoup les candidats des partis de pouvoir puisque elle ne met pas leurs mandats en péril, soit regrouper toutes les forces écologistes dans un seul parti chargé de défendre les intérêts de l’écologie et de répondre aux attentes de 15 à 20% d’électeurs potentiels. Mais cette refondation doit se faire sur de bases solides (apparemment les précédentes ne l’étaient pas). Et des fondations solides ça ne se construit pas dans l’urgence, entre deux élections capitales et sous la conduite de responsables écologistes ayant rallié les candidats des partis anti-écologistes. Au contraire, il faut pour construire une maison durable, faire l’état des lieux à l’issu des élections législatives, réunir tous les futurs occupants de la maison autour d’une table ronde (une sorte de congrès d’Epinay de l’écologie), définir les règles de vie en commun (la stratégie politique) et s’assurer les services d’un architecte qui prendra en compte l’ensemble des besoins des écologistes et non pas ses propres besoin personnels. Le plus qualifié pour le moment me paraît être Nicolas Hulot à condition qu’il veuille bien laisse tomber ses cameras et ses croquis pour être plus présent sur le chantier. Il faudra aussi éviter que certains locataires n’aillent travailler pour le compte d’autres partis pour revenir au bercail qu’en cas de chômage. Bref si l’on respecte ces règles d’unité de temps, de lieu et d’action, la nouvelle pièce de l’écologie politique pourra être jouable. Ainsi la politique du pire pourrait, paradoxalement, devenir la meilleure Michel
Villeneuve 10 avril 2007 La méthode Sarkozy sera-t-elle plus efficace que la méthode Bush ? La « loi du plus fort » qui est très appréciée aux Etats-Unis et qui a conduit Bush à envahir tous les pays qui ne lui plaisait pas parce qu’il avait la meilleure armée et le coffre-fort le mieux rempli, aura du mal à s’implanter en France où l’on préfère les seconds (comme Poulidor) aux premiers douteux (comme Anquetil). Le résultat c’est que grâce à cette méthode, Bush est devenu l’un des hommes les plus dangereux de la planète derrière Ben Laden. La méthode de campagne de Nicolas Sarkozy qui consiste à écraser tous les concurrents sous un déluge d’affiches, de photos, d’articles de presse ou de tracts parce qu’il a des moyens financiers dix fois plus importants que ses concurrents directs, est-elle directement inspirée de la stratégie du ‘tapis de bombes » chère aux dirigeants du Pentagone. Quand on voit que tous les panneaux électoraux sont recouverts systématiquement par ses affiches et qu’il ne laisse pas la moindre place aux autres, on en vient à faire le parallèle avec la méthode Bush. Nicolas Sarkozy qui veut se faire aimer des français risque d’y gagner le titre d’ homme le plus dangereux et le plus inquiétant de France (même avec Poulidor dans son staff). Et cela sans compter les dégâts collatéraux sur l’Environnement que sont les millions d‘affiches (autrement dit les centaines de forets) gaspillés inutilement sur le compte des contribuables et des généreux donateurs lesquels devront attendre son élection pour se faire rembourser grâce aux marchés publics. Si Sarkozy veut être élu il ne doit pas seulement se faire aimer des « faucons » mais aussi des « colombes ». Michel
Villeneuve 6 avril 2007 A Gilles Dauxerre, éditorialiste à la Provence Marseille, le 3 avril 2007 Cher Monsieur J’ai lu votre éditorial sur la proposition de François Bayrou de supprimer l’ENA. Permettez- moi de ne pas être d’accord avec vous sur ce sujet et de soutenir la proposition de François Bayrou. En effet, France Gamerre, Présidente de Génération Ecologie avait inscrit dans son programme paru en octobre 2006, la proposition de transformer l’ENA de façon à éviter que la France ne se transforme en un état énarchique. En effet, cette école qui a été crée après la dernière grande guerre avait pour but de former des fonctionnaires capables d’assister les hommes politiques dans la gestion d’un état moderne car la plupart de hommes politiques de cette époque étaient des notables de province enracinés dans leur terroir. Ils n’avaient pas forcément une vue nationale ou internationale des problèmes qu’ils avaient à traiter. Or que c’est il passe depuis : les énarques, tels les maires du palais, ont pris carrément la place des hommes politiques issus du terroir (même si les énarques élus passent quelques heures par an dans leur circonscription). Cependant, rien n’indique que ces maires du palais modernes sont plus aptes à représenter le peuple que les élus qu’ils devaient assister. En fait, ils ont reconstitué une noblesse républicaine qui a succédée à la noblesse royale ou d’empire. Les énarques sont aujourd’hui les petits marquis de la république dont l’immunité et la légitimité ne vient pas de leur filiation ni du peuple mais de leur appartenance à une caste qui à certains égards ressemble à une secte. Vous dites que le nombre de candidats énarques est en baisse, mais je remarque que sur 5 Présidents de la République , 2 sont énarques et que 7 premiers ministres dont celui qui est en activité, sont issus de cette secte. 75 % des hauts fonctionnaires du ministère des finances en sont également issus. Vous dites aussi dans votre éditorial que cette école est envié par d’autres pays. Cela reste à démontrer, car il n’a que 5 fonctionnaires internationaux issus de l’Ena (et en général ils sont nommés par le gouvernement français). Enfin, si nombre d’anciens élèves de l’ENA occupent des directions d’entreprises du CAC 40 (ce qui est normal compte tenu du lobbying exercé par cette secte) peu sont engagés dans des sociétés étrangères où les directions sont occupées le plus souvent par d’ancien chercheurs, avocats ou universitaires. Je ne suis pas pour la suppression de l’ENA mais pour lui rendre sa vocation première qui était de servir l’état et le peuple français et non pas de se servir. La
solution est simple si les Enarques veulent se lancer en politique,
ce qui est leur droit, ils doivent démissionner de la fonction
publique comme le propose le député Jean Christophe Lagarde.
Car il n’y a pas de raison que les autres députés prennent
des risques pour leur carrière professionnelle et que les Enarques
n’en prennent aucun. Sinon, tels les militaires, ils devront respecter
un droit de réserve. Michel
Villeneuve 27 mars 2007 Nouveau forum de discussion sur les nuisances aériennes Je vous informe de l'ouverture d'un nouveau forum de discussion sur les nuisances aériennes vient de voir le jour. Ce forum a pour but d'être un lieu de discussions libres pour celles et ceux qui souhaitent discuter des nuisances aériennes (riverains, associations etc...). Ce forum vient de voir le jour. Pour le faire vivre, pouvez faire passer l'information autour de vous. Forum de discussion : http://naidf.aceboard.fr Michel Verna 16 mars 2007 Lettre
ouverte à Max Gallo et à tous ceux qui nous bassinent
À force de les entendre rabâcher que tout était mieux avant et que « tout fout le camp », on commence avoir les oreilles qui bourdonnent. « Ils », ce sont Max Gallo, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers, Jean-Marie le Pen et j’en passe. Pourquoi nous agressent-ils les tympans ? Parce qu’ils nous parlent à longueur de livres, d’émissions TV soporifiques et de meetings malthusiens de la glorieuse France que, sniff !!! on ne reverra plus. Cette France qui dominait le Monde de Charlemagne jusqu’à Napoléon. Certes, ils n’ont pas tort d’évoquer les riches heures du pays comme un vieux « papy » raconte sa guerre et met en avant son courage légendaire devant ses petits-enfants ébahis ; mais il faudrait aussi regarder vers l’avenir et l’avenir ce n’est pas Austerlitz, Verdun, le chemin des dames ou les croix de feu. L’avenir de la France et des Français, c’est l’Europe. Ce n’est pas de notre faute si la France qui était le pays d’Europe le plus peuplé au temps de Bonaparte a été dépassée en nombre d’habitants par l’Allemagne, à l’époque de Napoléon « le troisième ». Ce n’est pas de notre faute si l’Allemagne a, elle aussi, été dépassée par le « nouveau monde » au temps ou aurait dû régner Napoléon « le cinquième ». C’est l’évolution et il ne sert à rien de vouloir remonter le temps. D’ailleurs c’est impossible. Aussi impossible que de rendre sa santé à un cancéreux en lui parlant de lorsqu’il était bien portant. Il vaut mieux lui trouver des remèdes et des médecins compétents. Et puis finalement : était-il aussi glorieux que ça ce passé ? Certes, les actes de violence dans les bus ou les bagarres dans et autour des stades, c’est barbare, c’est insupportable, alors que la guerre de 14-18 avec ses millions de « gueules cassées » avait plus « de panache » mais bien plus de violence et de barbarie. Et que dire des grands héros comme Napoléon ou Churchill qui arpentaient les champs après la bataille pour humer l’odeur de la mort ? Doit-on excuser le dauphin et futur Louis XI qui passait ses soirées entre amis, à casser les têtes des prisonniers parce qu’il n’avait pas la télé ? Doit-on excuser le noble et généreux Garibaldi, le libérateur de l’Italie qui faisait égorger tous ses prisonniers pour se faire la main en Argentine, avant de débarquer en Italie ? Doit-on considérer la bataille pour Dunkerque comme un week-end à Zuydcoote, le débarquement de Normandie comme une partie de campagne et les guerres coloniales comme des safaris? Viendra-t-on un jour nous affirmer que les bombardements sur Londres, Rotterdam ou Dresde étaient de joyeux feux d’artifice. Déjà qu’un certain Jean-Marie pense que « la Shoah » est un « détail de l’histoire ». Arrêtons de ne voir que du positif dans ces massacres massifs et organisés qui ont émaillé les siècles précédents. Si nos ancêtres n’étaient pas des violents, ils auraient tout fait pour éviter ces guerres fratricides. Certes, la légende ne retient que ce qu’il y a de beau et de noble, chez nous, et de pire et de sanguinaire chez nos ennemis, mais doit-on regarder l’histoire comme un exemple à suivre, comme une bible à réciter chaque jour et comme un guide politique infaillible ? L’histoire doit être apprise et comprise pour nous empêcher de rééditer les erreurs du passé, et non comme les « tables de la loi ». Notre avenir, aujourd’hui, c’est cette Europe qu’ils récusent mais qui seule nous permettra de résister à l’hégémonie américaine, à la montée en puissance des pays asiatiques et à la désespérance de l’Afrique et du Moyen-Orient. Notre combat n’est plus pour le contrôle des territoires lointains, pour le contrôle des armes ou des flux économiques, pour apporter la civilisation aux peuplades ignorantes, pour enseigner la « langue de Molière » aux peuplades reculées d’Océanie. Notre combat, aujourd’hui, c’est de sauver la Planète et avec elle l’humanité. Pour ce combat-là, les seules armes de la France ne seront pas suffisantes. Il faudra au moins y associer les peuples de l’Europe et vraisemblablement d’autres forces encore inutilisées. Max Gallo et ses partenaires passéistes pourront toujours regretter la Bretagne de la reine Jeanne, la Provence du Roi René, le Béarn du Vert galant et même la France de Gaulle au temps des trois glorieuses…Cela ne fera pas avancer le « schmilblick » ! Donc Messieurs Gallo et compagnie, continuez de relire tous les soirs les pages glorieuses de notre histoire, mais ne confondez pas le passé avec l’avenir: si le passé vous appartient, l’avenir appartient à vos enfants. Michel
Villeneuve 1er mars 2007 Quelques problèmes sur les pollutions alimentaires
Problème 1 : Plus de 100 000 molécules créées par l’homme dont on ne connaît pas les effets sur les organismes vivants. Le programme REACH devait s’intéresser à ces 100 000 molécules, mais il a été réduit à 30 000 sous la pression des industriels et des gouvernements européens. Ce qui correspond aux produits mis sur le marché avant 1981 . Mais comme on vient de le dire dans le principe général « toute médaille à son revers ». En effet ,les défenseurs des animaux (dont nous sommes) s’inquiètent de l’impact de ce programme sur les animaux de laboratoire qui généralement servent de cobayes aux tests scientifiques. Problème 2 : Les pollutions se concentrent au fur et à mesure qu’on remonte la chaîne alimentaire Exemple
: Dans une eau polluée à 0,014 microgrammes par litres.
Exemple : Les médicaments , et notamment les hormones , ne sont pas utilisées en entier par le corps humain (le Paracétamol par exemple est absorbé entre 30 et 50% seulement par le corps humain). Ils se retrouvent donc dans les eaux usées puis dans l’eau épurée. C’est ainsi que les chevaines (poissons d’eau douce) de la Seine sont féminisées à cause des hormones femelles rejetées par les stations d’épuration. Problème 4 : Les boues des stations d’épuration utilisées comme engrais sont polluées en métaux lourds qui se concentrent dans les légumes. Avant
l’utilisation des stations d’épuration, c’étaient les
eaux usées et grasses qui servaient directement à l’épandage
de cultures. Ces pratiques dataient de plus d’un siècle, or depuis
un siècle, les boues d’épuration ont nettement évoluées
sous l’influence de l’industrie qui déverse de plus en plus de
polluants chimiques (notamment les métaux lourds). Problème 5 : Les Labels de qualité qui sont en fait des produits étrangers recyclés . Exemple
: en 1998, les boucheries « Brunet », les plus importantes
de tout le Sud-Ouest (Bordeaux), faisaient entrer en usine des vaches
avariées anglaises qui ressortaient de l’usine estampillées
« viande Brunet de pays ». La boucherie Brunet a changé
de nom, elle s’appelle aujourd’hui boucherie « Spanghero » Problème 6 : Les Aliments OGM peuvent modifier les cellules humaines (foie notamment) La vidéo sur des recherches effectuées en Italie et interdites par Berlusconi ont montré qu’un lot de rats nourris avec des produits OGM présentaient des cellules du foie modifiées, devenues moins résistantes aux infections et moins aptes à assurer leur fonctions. Problème 7: L’Arme de l’agro-alimentaire . L’agro-alimentaire
est utilisé par les États-Unis de deux façons différentes
: Cette
domination se fait, elle aussi, de deux manières différentes
: Problème 8 : Les champs qui servent de poubelles aux lisiers et non à l’agriculture. En raison de la forte demande de viande d’ici à 2010, il y aura un problème d’évacuation des lisiers (1000 porcs produisent 1500 mètres-cubes de déjections par an). La production des lisiers bretons qui est de l’ordre de 200 000 tonnes par an, augmente régulièrement. Pour évacuer ces lisiers, les éleveurs sont obligés de racheter des terrains sur lesquels ils les épandent. Ce sont des terres mortes sur lesquelles on ne peut plus cultiver, l’espace cultivable se réduit donc ! De surcroît, ces lisiers sont lessivés par les pluies et charriés par les rivières. Ils se retrouvent dans les estuaires où ils entraînent la prolifération d’algues pourrissantes des bords de mer. Problème 9 : Comment connaître la qualité d’un produit alimentaire. Fraudes et falsifications ? Comment,
en effet, savoir si un produit est comestible ou correspond bien aux
indications de l’étiquette. Exemple : Les « Nuggets » sont fabriqués à partir de viande de poulet reconstituée. On y a rajouté de la peau de volaille (vendue en rouleaux de plusieurs mètres), découpée et colleée pour recomposer ce « type de viande ». On ne peut pas se fier aux industries pour nous dire si les produits sont de bonne qualité car ils sont aussi les donateurs généreux qui alimentent les programmes de recherche des instituts agro-alimentaires et particulièrement l’INRA. Peut- on faire un parallèle avec les compagnies pétrolières qui financent les recherches niant l’implication de l’homme dans l’effet de serre ? Exemple : Exxon Mobil a versé, en 2006, 16 millions de dollars à 43 organisations chargées de dire que le CO2 d’origine pétrolière n’était pas en cause dans l’augmentation de l’effet de serre et que l’augmentation des températures était un phénomène naturel. Ceci est démenti par le GIEC malgré son rapport qui reste un compromis entre l’administration américaine et les groupes d’experts. Problème 10 : Les poissons aussi sont contaminés. Certaines espèces de gros poissons sauvages sont impropres à la consommation. Celles situées en haut de la chaîne alimentaire qui ont concentré les polluants (notamment les PCB, la dioxine) et la radioactivité. Certains poissons d’élevage sont également contaminés par la nourriture qu’on leur donne : boues des stations d’épuration, déchets de poulets, farine de viande animale, antibiotiques versés directement dans la mer pour les faire grossir. Quant aux saumons d’élevage, ils sont vaccinés aux antibiotiques manuellement pour en faire des monstres deux à trois fois plus gros en taille que des saumons sauvages. Problème 11 : Des eaux douces polluées. La
France consomme 669 m3 d’eau douce par an et par habitant, loin derrière
les États-Unis (1986 m3), mais elle dispose de peu d’eaux douces
potables.
Michel Villeneuve 19 février 2007
Qu’est-ce que le nouvel écologiste ? Ce n’est pas une marque de shampooing ni une nouvelle série télévisée ; non ! c’est une question qu’on peut se poser quand on voit la conversion soudaine des vedettes de la télévision, des stars du show business ou des recyclés de la vie politique, se pencher soudainement sur l’avenir écologique de notre planète. Qu’ont- ils en commun ? Rien, sinon qu’ils sont adulés des médias dont ils ont la carte d’adhérent. Aussi pour répondre à cette question il faut d’abord se demander ce qu’est son contraire : « l’ancien écologiste ». L’ancien écologiste c’est un militant qui très jeune a pris conscience des dangers que la société industrielle actuelle faisait planer sur notre petite terre et qui a, par tous les moyens, essayé d’en informer ses concitoyens et, dans la mesure du possible, d’en réparer les dégâts. Que ce soit dans le tissu associatif, dans les partis politiques ou dans les mouvements contestataires, l’ancien écologiste est avant tout un militant qui a passé une grande partie de sa vie a être la risée des autres, a être pourchassé par les pouvoirs publics, à être ridiculisé par les médias et pour finir écrasé par les partis politiques au pouvoir, à cause des dangers que son action pouvait avoir sur les bénéfices des grands lobbies industriels. Qui sont ces anciens écologistes ? René Dumont, Brice Lalonde, Antoine Waechter, Dominique Voynet, France Gamerre, etc…Qu’ont-il en commun ? D’être blackboulés par les médias et rejetés par le système énarchique au pouvoir. Maintenant, qu’est-ce donc que le « nouvel écologiste » ? C’est tout le contraire. C’est un homme (ou une femme) public qui est chouchouté par les médias auquel il a rendu des services, qui est soutenu par les lobbies industriels cherchant à se donner une image plus porteuse et qui sait retourner sa veste quand il le faut . Cela peut être, bien entendu, un homme politique qui, toute sa vie, a défendu le productivisme et combattu les méfaits des associations écologiques. Mais pour laisser son nom dans l’histoire, il vaut mieux défendre une noble cause que d’être associé à la plus grande catastrophe écologique du siècle. Qui sont ces « nouveaux écologistes » : Mickael Gorbatchev, Al Gore, Nicolas Hulot, Alain Juppé, etc… À partir de quel moment un « nouvel écologiste » devient-il crédible et supplante-t-il un « ancien écologiste » ? À partir du moment où il n’exerce plus le pouvoir car on lui reprochera toujours de ne pas mettre ses idées en application. Donc, Jacques Chirac devra attendre d’être à la retraite pour devenir un vrai « nouvel écologiste ». En fait, il s’est déclaré trop tôt dans ce domaine (en 2001 à Orléans). Mais, par contre, G.W Bush fera certainement un excellent écologistes anti-pétrole et anti-pollution dans deux ans. Tout le monde peut-il devenir un « nouvel écologiste » ? Non , bien sûr ! car la condition première c’est d’avoir l’appui des lobbies industriels, des partis politiques au pouvoir et surtout des médias (dirigés le plus souvent par des capitaines d’industrie ou par des politiciens recyclés), ce qui élimine pas mal de monde. Enfin, dernière question sur le « nouvel écologiste »: pourquoi l’écologie intéresse t-elle tellement les politiciens au rancart alors que les vedettes de la télé, du music-hall ou du cinéma, préfèrent s’engager dans les causes humanitaires ? C’est très simple: parce qu’ils risquent de rencontrer dans leur rue ou dans leur ville, des victimes de leurs actions passées alors que les réfugiés écologiques se trouvent plutôt de l’autre coté du Globe.
Michel Villeneuve 12 février 2007 Joel Wittendal vous propose le rapport du GIEC. [Lire en Word] [Lire en PDF] 10 février 2007 Cette
vidéo, a été apparemment interdite de Diffusion
sur Canal+ (qui a pourtant produit le reportage...), elle évoque
une étude faite sur des rats à qui on fait manger des
OGM... http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886 Michel Villeneuve 9 février 2007 L’huile de colza ou de tournesol présente un certain intérêt pour les engins agricoles, à condition d’être produite après une prairie temporaire qui a eu le temps de se recharger en carbone et en azote et qui peut se passer d’engrais artificiel et éventuellement de traitement phytosanitaire. Sinon, le bénéfice est largement entamé, pour ne pas dire plus. Le diester et l’éthanol ne sont que des pis-aller. Une récolte de betteraves en agriculture productiviste se situe aux alentours de 80 tonnes à l’hectare. Mais pour obtenir ce résultat, il faut utiliser 500 kg, voire 600kg d’engrais artificiel fortement assaisonné d’oligo-éléments. Un hectare labouré, de façon classique, libère déjà une tonne de CO2. Les engrais artificiels sont, en grande partie, tirés des hydrocarbures (usine AZF). Il faut au total, 2 TEP, voire plus, pour en produire 1 tonne : donc, grosse dépense d’énergie et dégagement de CO2. (Remarque : On en consomme 11 à 12 millions de tonnes, par an, en France. Voilà pourquoi on peut mettre 7 à 8 millions d’hectares en jachère et malgré tout, avoir des excédents agricoles qui ne sont que du pétrole et du méthane transformés en matière végétale et en viande avec un gaspillage énergétique énorme, dans les élevages industriels.) Le fonctionnement des engins agricoles pour une campagne de culture nécessite environ 150 à 200 litres de gazole et davantage s’il s’agit du biocarburant. Au final, cela donne environ 1,2 TEP à l’hectare dont 40 % au moins provient des hydrocarbures. Mais ce n’est pas tout. La fabrication du diester ou de l’éthanol entraîne, de nouveau, une grosse dépense d’énergie (généralement du fioul ou du gaz). N’oublions pas non plus l’énergie dépensée dans la construction de l’usine et dans l’entretien du matériel. En définitive, diester et éthanol sont bien plus polluants que le gazole utilisé tel quel. Or, la plupart des reportages ne retiennent que la quantité de CO2 libérée, au final, par la combustion d’une tonne de « bioéthanol », le bien mal nommé. Le pire est l’impact négatif de ce genre de culture sur nos terres agricoles passablement appauvries par 60 ans de surexploitation. Nos hommes politiques (de droite, comme de gauche) manquent vraiment de clairvoyance. Ils cherchent à faire du PIB avec n’importe quoi et tant pis pour les générations futures ! Il serait beaucoup plus logique de pousser les gens à faire des économies drastiques de combustible fossile, en taxant fortement les véhicules personnels rejetant plus de 120 gr de C02 au kilomètre, sauf dérogation pour raison professionnelle ou familiale, ce qui favoriserait réellement le co-voiturage. Arrêtons aussi de faire payer par les contribuables, une partie des billets de ceux qui prennent l’avion, pour leur plaisir personnel. Il y a aussi des économies de CO2 à faire du côté des courses d’engins motorisés... Quand on n’a pas de pétrole, on a des idées. La première est d’utiliser intelligemment celui que l’on importe en totalité. Il existe des voitures relativement économes en carburant et en frais d’entretien. Avec l’argent économisé sur ce poste, beaucoup de gens pourraient se payer une bonne installation solaire. La mienne me fait économiser l’équivalent de 250 l de Fioul, par an. Ce n’est pas beaucoup, mais comme dirait Evelyne Dheliat, c’est déjà un petit geste pour la planète. La prochaine étape sera l’installation de panneaux photovoltaïques. Le développement de l’énergie solaire devrait être la priorité des priorités. Or, très rares sont les nouveaux logements qui en sont équipés. Utiliser de l’huile de tournesol ou de colza pressée à la ferme, dans les conditions évoquées plus haut, est une pratique acceptable, en attendant mieux. En revanche, la production du diester ou de l’éthanol nous enfonce toujours un peu plus dans le royaume d’Absurdie. Il faut penser en terme de bilan énergétique, de pollution et rien d’autre. Les prix, on en fait ce qu’on en veut. Par ailleurs, il est urgent de promouvoir une vaste réforme agraire, car l’agriculture « moderne » consomme beaucoup plus de calories qu’elle n’en produit. Les remèdes existent et sont prêts à l’emploi. Mais faisons vite, pour que nous ne soyons pas coincés, quand les hydrocarbures deviendront réellement rares et chers, par le fait même. Michel
Evrard 7 février 2007 Les causes de la crise du logement et ses remèdes Il est assez amusant d’entendre la plupart des hommes politiques venir dire à la radio ou à la télévision qu’il faut faire plus de logements sociaux. La première remarque qui me vient à l’esprit est que la France ressemble de plus en plus à un ex-pays communiste où tous les logements étaient sociaux. La deuxième est que la cause réelle de cette crise du logement est l’arrivée ininterrompue de « réfugiés économiques » que l’on est bien obligé de loger et de nourrir, sinon on ramasserait, tous les jours, des cadavres dans les rues de nos grandes villes. Quelques partis politiques demandent bien l’arrêt de l’immigration qui nous coûte 35 milliards d’euros environ, par an (source : Les 4 Vérités.) Mais comme cet argent fait le bonheur de diverses catégories socio-professionnelles ou qu’il est mal vu de parler de l’immigration, ils n’osent pas crier trop fort. Aujourd’hui, les biens de consommation courante nous viennent de plus en plus de l’étranger. Du coup, la consommation générée par l’immigration ne soutient plus même artificiellement notre Economie. Chaque année, ce sont environ 300.000 étrangers pauvres (ou riches) qui viennent s’installer en France. En effet, il ne faut pas oublier que des Européens aisés achètent des maisons en France. Les humanâtres qui cachent des immigrés clandestins, au nom des droits de l’homme, n’ont rien compris à la situation. Ils ne savent pas que notre sécurité alimentaire va voler en éclats, à plus ou moins brève échéance et que la construction des logements sociaux participe à l’aggravation de l’endettement public. Les hommes politiques ne sont pas mieux informés ou alors ils s’en fichent, du moment que ça gonfle le PIB et tant pis, si le remède est pire que le mal ! La France dispose de 20 à 22 millions d’hectares cultivés qui reçoivent, annuellement, 11 à 12 millions de tonnes d’engrais artificiels (tirés en grande partie, des hydrocarbures) et 60.000 tonnes de produits phytosanitaires. Dans le même temps, elle importe environ 5 millions de tonnes d’aliment pour bétail et autant pour les êtres humains. Voilà l’origine de nos excédents agricoles. Voilà pourquoi on peut mettre 7 millions d’hectares en jachère, qui aggravent le dopage des terres cultivées, mais fait le bonheur des imports-exports. Voilà pourquoi tout le monde pense qu’on peut urbaniser tant et plus, « puisqu’on ne sait pas quoi faire des excédents agricoles ». Chaque année, l’agriculture perd 30.000 hectares environ, à cause de l’urbanisation et des infrastructures qui lui sont nécessaires. La surface bétonnée et goudronnée équivaut déjà à six départements… 50% des zones humides ont été asséchées. Dans nombre de régions, le niveau des nappes phréatiques est au plus bas. Le tiers de notre SAU (surface agricole utile) est dans un état très dégradé. Elle a perdu une grande partie des particules minérales ou humiques qui en faisaient la fertilité. En 1988, Philippe Desbrosses a écrit : « Le Krach alimentaire » préfacé par l’Abbé Pierre qui connaissait donc, dès cette époque, les dangers d’une immigration incontrôlée. Récemment, avec Nicolas Hulot et quelques savants de renom, il a participé à la rédaction d’un ouvrage intitulé « L’impasse alimentaire ? ». Il y a de quoi se faire du souci, si nous n’entreprenons pas tout de suite une grande réforme agraire et si nous ne mettons pas fin à l’augmentation de la population. En 2006, 420.000 logements (source : les 4 Vérités) ont été construits, qui sont autant de nouvelles sources de pollution, de dépenses énergétiques et de besoins alimentaires. Quant aux logements sociaux, ils abritent souvent des gens qui sont entièrement entretenus par l’Etat. Avec l’argent dépensé pour un immigré démuni (clandestin ou régulier), on pourrait en faire vivre cinq ou six dans leur pays d’origine, les aider à maîtriser leur démographie, à réhabiliter leurs terres agricoles, à recréer suffisamment d’espaces boisés qui sont des régulateurs naturels du climat. Il est donc indispensable d’aider les pauvres chez eux, sinon la crise économique, écologique et sociale qui s’annonce, s’en trouvera aggravée. Le BTP doit être ré-orienté vers la restructuration, le remodelage de notre cadre de vie qui est complètement éclaté et qui nous oblige à d’incessants déplacements en engin motorisé. Il aura plus de travail, en s’adonnant à cette tâche urgente et salvatrice qu’il n’en a construire sur des terres encore vierges. La crise du logement se résoudra, non pas en construisant de nouveaux bâtiments, mais en adaptant progressivement le niveau de population aux ressources agro-écologiques et industrielles réelles de notre pays.
Michel Evrard 5 février 2007 En
cette année 2007, il devrait se passer des évènements
importants dans notre pays ! Il semble que, dès maintenant dans ce monde rugbystique, la répétition est quasi générale et chacun révise ses « Fondamentaux ». Alors dans l’autre grand événement d’avril et mai, il serait temps que les leaders des formations qui présentent des candidats et les candidats eux-mêmes révisent aussi les fondamentaux de cette élection présidentielle. A écouter les médias et lire les journaux, nous avons l’impression, nous le peuple d’en bas, d’assister plutôt à un comice agricole qu’à un événement engageant notre pays pour cinq années ! A
voir aussi, que non seulement les candidats mais nos gouvernants itou,
font de la gouvernance à la petite semaine, mais encore essaient
de rattraper les actions les plus médiatisées, menées
tambour battant par des associations, des ONG, voire des syndicats plus
ou moins légitimes. Alors
messieurs les candidats, en passe de prendre la direction du pays, remettez
de l’ordre dans ce système qui se dégrade. Révisez
vos Fondamentaux. L’élection
Présidentielle est un évènement très important
; alors messieurs les candidats, respectez nous en n’entrant en lisse
que si vous avez une chance de figurer honorablement dans le «
grand livre des idées » sans autre démagogie, la
démocratie participative ayant également ses limites. Albert
Baldini
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